
Cette
rubrique est exclusivement consacrée
aux
cadrans solaires portatifs, donc en fait aux montres solaires
équipées de boussoles servant à les
orienter. Nous décrivons
ci-après les différents types d'instruments
créés depuis la fin du 16e
siècle.
Vous trouverez plus
d'explications très détaillées sur le
site (franco-allemand)
Gnonomik.
En ce qui concerne les
boussoles
solaires militaires (non magnétiques
!), nous vous conseillons de
lire l'excellent article de
Malcolm Barnfield
The
Sundial Goes to War sur le
site
Sundials.
Ci-dessus : boussole-cadran solaire en forme de montre de gousset
(
Houlliot,
env. 1930).
Fiche technique: diam.
: 50 mm ;
ép. (fermée) : 20 mm ; haut.
(éch. lat. dépl.) : 50 mm.
(Cliquer
sur la photo pour
l'agrandir - voir d'autres modèles Houlliot plus
bas)
On trouvera d'autres exemples dans les collections en ligne
des musées britanniques
Museum of the
History of Science et
National Maritime Museum.
SOMMAIRE
1ère
partie -
La collection
-
Cadrans solaires
EUROPÉENS XVIIe - XVIIIe s. (dyptiques dieppois et de Nuremberg)
-
Cadrans solaires MODERNES XXe. s. USA :
ANSONIA
SUNWATCH et
BOYD
SUN-TIME, Autriche : à disques de
W.A.
-
Cadrans solaires CHINOIS
-
Cadrans
à deux limbes en croissant et deux gnomons (CRESCENT)
-
Cadrans EQUINOXIAUX
(ou BOUSSOLES MÉRIDIENNES) de type dit d'Augsbourg
-
PANTOCHRONOMÈTRES
(cadrans solaires magnétiques)
-
BION,
Nicolas
-
BUTTERFIELD, Michael
-
GNOMONS
LAMINAIRES
-
BOUSSOLE-MONTRE
de
L'ABEE-LUND
2ème partie -
Informations
générales
(dont modes
d'emploi) et Bibliographie
CADRANS SOLAIRES
FRANÇAIS


Les
instruments décrits
ci-dessous (cadrans-diptyques en
ivoire) sont dits de type
dieppois
parce qu'ils furent construits à l'origine par Charles BLOUD
dans cette ville vers 1666 qui faisait le commerce triangulaire
(esclaves) et ramenait de l'ivoire. Ses fils (ou frères ?)
Gabriel
et Jacques perpétuèrent ensuite la tradition,
imités par Ephraïm Sénécal,
puis par Jacques Sénécal (tableau 2, photo du
centre).
Photo de g. : instrument en
ivoire typique de l'atelier de Ch. Bloud bien que non
signé - France, 17e s.
Photo de dr. : mode d'emploi (daté de 1653) y compris pour
le
calcul de l'heure de nuit (clair de lune) et des
marées (
fac
simile disponible sur
demande - 8 p.)
Ci-dessous :
Tableau 1 - vues
détaillées des quatre faces
Tableau 2 - Autres exemples.
Tableau
1
|
BOUSSOLE
(Photos
James P. Frellsen / Fleaglass)
|
CALENDRIER
(...)
|
CADRAN
SOLAIRE
Nota
: Le
gnomon est absent
|
CADRAN
LUNAIRE
(ne pas confondre avec
l'instrument appelé nocturlabe)
...
|
Certains instruments présentent de nombreux affichages (on
les appellerait aujourd'hui
multifonctions)
avec
les heures italiques, babyloniques, le tracé des saisons et
une table des latitudes.
Sur le couvercle, un cadran universel et un cadran polaire. A
l'intérieur, un cadran vertical et un cadran horizontal et,
en dessous de la boussole d'orientation, un cadran analemmatique. Ce
cadran est réglé au moyen d'un disque tournant
qui porte un calendrier perpétuel.
Tabl.
2
CADRAN SOLAIRE PORTUGUAIS
Encre sur bois (XIXe s.), signé
I.S.
(Iohannes, forme latine de
Joao)
L'heure n'est indiquée que pour une seule latitude
corrrespondant au Portugal (38-39 degrés)
 |

Inscription au dos :
'VERDADEIRO AUTOR JOAO DA SILVA' .
Nota
: COMPASSIPEDIA ne possède
pas cet objet. Ces photos nous ont été
gracieusement transmises
par un visiteur (coll. part.).
|
On
notera que
l'Est est indiqué en plus du Nord (voir l'article
consacré à ce sujet sous
'DIVERS/Les points
cardinaux' dans différentes langues')

(Cliquer
pour voir le
détail de la boussole).
Fiche
technique
- Dimensions : 68 x 48 x 14 mm
- Poids : 33 g
- Pendule : plomb
|
CADRAN ESPAGNOL
(Reproduction : suivre le lien
Villa Alcor)
CADRAN SOLAIRE TCHEQUE
Instrument daté du XVIIIe. s. avec points cardinaux en
langue tchèque*
|
|

Photos Steinbrich-Fricke
(Cliquer
sur les photos pour les agrandir)
* Voir DIVERS /
points cardinaux
|
Fiche
technique
- Dimensions : ... mm
- Matériau : bois, encre, chanvre, plomb
- Date : 1748
|
CADRAN SOLAIRE ANGLAIS
Papier sur bois, Angleterre, début du 19e s.
Au dos se trouve une liste de villes d'Europe et d'Amérique
du Nord avec leur latitude respective, classées par pays
mais dans le désordre, ni alphabétique, ni en
fonction de leur latitude.
Exemples: New York: 41, Philadelphia: 40, Boston: 42.
CADRANS SOLAIRES ALLEMANDS

La fabrication de montres solaires était
essentiellement localisée dans deux villes du sud de
l'Allemagne, Augsbourg
(voir plus loin
boussoles
méridiennes)
et Nuremberg où l'on fabriquait à l'origine des
diptyques
en ivoire de type dit dieppois et plus tard des boussoles horaires en
bois
recouvertes de papier.
L'un des fabricants les plus connus
était Ernst Cristoph Stockert (
voir à g. un
cadran
simple, photo Frédéric Secchi).
Il existe encore un fabricant de boussoles appelé
Stockert
(voir aussi les
Boussoles
à main).
Fiche
technique :
- Dimensions : 72 x 72 x 11 mm
- Graduation : seuls les points cardinaux sont indiqués (en
allemand). La position de l'aiguille correspondant à la
déclinaison magnétique vers la fin du 18e s.
(env.
15° ouest) est repérée sur le fond du
cadran sous la
forme du dessin d'une aiguille complète afin de faire
correspondre les deux. Le gnomon se rabat automatiquement par
gravité en position de repos. Il faut le tenir
relevé en appuyant avec le
pouce pour lire l'heure. Sur ce cadran, la position de la
déclinaison
magnétique est représentée
par un dessin de l'aiguille complète que
celle-ci doit entièrement masquer lorsqu'elle est dans la
bonne position.

Instruments
généralement utilisés par
les scouts dans les pays anglo-saxons, et plus
particulièrement aux Etats-Unis.
SUNWATCH
(montre solaire)
fabriqué par
THE ANSONIA
CLOCK Co.,
NEW YORK USA.
Brevet
déposé le 6 juin, 1922 par
George HOLLINWOOD,
THE ANSONIA CLOCK Co., 7th Av. 12th Street, BROOKLYN, NY. Le
modèle fut repris par
Outdoor
Supply Co. vers 1929 lorsque Ansonia fut vendu à une
entreprise russe (voir l'
histoire de la sté.).
Elle
existait
en 5 versions : deux
destinées au marché nordaméricain, une
pour l'Australie et la Nouvelle Zélande, une pour la
Grande-Bretagne et l'Irlande et une pour le Canada. Le cadran solaire
affiche trois échelles de latitude. La face interne du
couvercle contient une liste de villes (42 pour les USA). Le
tableau
précise leur latitude et longitude ainsi que l'heure exacte
(en minutes)
à retrancher ou ajouter à l'heure solaire. Le
gnomon en laiton s'insère en position de repos dans une
fente de la platine.
La clientèle visée était essentiellement les
organisations de scoutisme.
Photo ci-dessus :
publicité d'époque (cliquer pour agrandir)
BOYD
SUN-TIME
Portrait : Ce système a été
breveté en 1950 par Francis O. Boyd et John E.
Johanson et fabriqué par la sté JOHANSON
MFG*.
CORP BOONTON,
NJ. (cliquer
ICI
pour voir
les figures du brevet.). Le distributeur était
la
Compass -
Instrument and Optical
Company, 268
Fourth Ave. New York 10,
New York.
* Abréviation de Manufacturing
(Cliquer
sur les photos ci-dessous pour les agrandir)

L'élément blanc
situé au-desssus du cadran est le gnomon. Il doit
être
orienté vers le soleil de manière à ce
que la
crête ne
projette pas d'ombre sur la base.L

La signature du fabricant |
La table
des
longitudes
au-dessus du cadran

Réglage de la latitude

|

Carte des Etats-Unis avec les courbes de la déclinaison
magnétique (en rouge)

Réglage de la déclinaison
|
Fiche
technique
- Dimensions : 50 x 32 mm
- Diam. boussole : mm
- Boîtier métallique
- Disque cadran à deux positions : heures d'hiver et heures
d'été
- Tableau des longitudes des Etats-Unis
- Manuel de l'utilisateur (6 pages, facsimile
disponible sur
demande)

|
Autriche - W.A., logo
: soleil levant - ou couchant
Portrait : Fabricant inconnu, aucune indication de brevet ou de
marque déposée en dehors des initiales et du logo.
Les
noms des mois sont indiqués en allemand
d'Autriche : Jän[ner] pour
Januar
(janvier).
Pour lire l'heure, placer l'instrument à
l'horizontale. Le repère 12 h du disque du mois doit être
préalablement positionné en face du repère du nord
géographique (N) de la boussole. Orienter ensuite l'instrument
de telle sorte que l'extrémité nord (bleue) de l'aiguille
de la boussole soit alignée sur le repère du nord
magnétique (petite flèche au centre entre le 11 et le
12). Placer la barrette porte-gnomon (absente sur cet instrument, voir
croquis
ICI) sur les encoches de la bague de verrouillage.
Son ombre indique l'heure au soleil sur le lieu d'observation, mais
attention : celle-ci n'est pas identique à l'heure officielle du
pays !
Le
clinomètre sert à mesurer en degrés l'angle de
site formé par la hauteur du soleil
(ou de la lune, etc.) au-dessus de l'horizon en visant avec
les deux
encoches.
Datation : Le nord magnétique
indiqué sur chaque disque étant situé à
mi-chemin entre 11 h et midi et chaque heure représentant
15° (360/24), la déclinaison magnétique
équivaut donc à environ 7° ouest, ce qui
correspond en gros à l'année 1910 pour Vienne en
Autriche (calcul effectué
à l'aide du
programme
en ligne du
ministère des Ressources Naturelles du Canada).
Nota :
Le propriétaire de
l'objet s'est apparemment
donné la peine de corriger les indications qui ne
correspondaient peut-être pas à son lieu de
résidence.

Les initiales et le logo du fabricant
(Photos M.
Allouche - Cliquer
sur les images pour les agrandir) |

Face arr. : Le clinomètre
(90°) |

Les disques horaires
|
Fiche
technique
- Diam. : mm
- Epaisseur : mm
- Disques cadrans horaires : 5, double face, chacune correspondant
à 2 des 10 périodes de l'année, avec des
durées d'ensolleillement plus ou moins longues
Nota : Le logo (soleil levant) est presque identique
à celui de Busch Rathenau

|
NOTA : Quelques informations manquent encore concernant ces
instruments. Merci de nous aider à compléter
cette description.
-
Cadran
solaire
horizontal à
gnomon vertical (
Reproduction
- cliquer sur le lien).
-
Dyptique 1 -
Cadran solaire vertical
Le panneau vertical (
photo
de g. ci-dessous, cliquer dessus pour voir les détails)
représente un cadran solaire. Les heures sont
indiquées de manière très
approximative, chaque signe équivalant à une
tranche
de 2 heures env. !

Cliquer sur la
photo ci-dessus pour voir le détail du cadran solaire et les
heures correspondantes
|

La
boussole n'est
pas graduée. Seule
l'extrémité sud de
aiguille est peinte en rouge. Sur le fond de la capsule une ligne
indique l'axe nord-sud.
|
Calendrier
: le
cercle extérieur comprend les "30" jours
du mois, la pastille centrale (en cuir ?) indique les
12 mois de
l'année.
Fiche
technique
Matériau : bois et papier vernis
Dimensions: 75 x 65 x 21 mm
|


La face inférieure et les côtés g. et
dr. sont recouverts de texte (contenu ?).
|
-
Dyptique 2 - Cadran
solaire à inclinaison réglable
Essai de description du panneau inclinable (cadran solaire) et du
pourtour de la boussole, basé sur les
indications données par J. Klaproth dans sa
célèbre
Lettre
à M. le Baron A. de Humboldt,
1834 (consultable en ligne
ICI)
:
- Panneau supérieur (cadran solaire) :
Au-dessus du gnomon,
un caractère illisible ; sous le gnomon, le
signe "
bei
" (nord) et trois cercles
concentriques :
- Cercle interne : cycle
de 12 signes
- Cercle médian :
chiffres de 1 à 12
repétés 2 fois dans le sens horaire.
- Cercle externe : (?)
- Pourtour boussole (trois
cercles
concentriques) :
- Cercle interne : les huit koua
ou trigrammes de Fou hi (comparer avec les instruments
présentés dans la catégorie RELIGION).
- Cercle médian :
les mêmes,
en caractères classiques, le nord-ouest en rouge.
- Cercle externe : cycle
de 24 Tchéou
(voir MARINE).
Technical description - Inclining sundial - The compass has a grey
metal base on which the meridian line is marked. It has a steel needle,
reddened at its South end, and is covered by a glass plate, held in
place by a black ring. Beneath the hour-plate is a toothed ratchet
scale with 13 divisions, marked in black. A brass strut attached to the
back of the hour-plate is set in this scale to position the hour-plate.
The front has an hour scale for Chinese hours. Two red characters
within this scale indicate that the compass should be turned to the
North. There is a brass rod gnomon that folds flat when not in use, to
be set perpendicular to the hour-plate. On the reverse side of the dial
are nine Chinese characters (three in red) giving the name of the maker
and the area from which he came.

Fiche
technique
Matériau : bois et papier vernis
Dimensions : 120 x 58 x 18 mm
|

|

Crémaillère
: de part et d'autre des encoches,
les signes
en noir semblent indiquer des noms de villes. Autour de cette
liste, quatre signes en rouge (non
déchiffrés).
|
Face
arrière :
- trois signes en rouge,
- six signes en noir.
|
Instrument appelé "crescent sundial" en anglais (cadran
à
croissants). L'exemple que nous présentons
est signé
de J[oseph] Jackson qui œuvrait
à Londres
environ dans les années 1735 and 1760 et
date
probablement de 1750, d'après le style des
gravures.
Principe d'utilisation : nous n'avons pas connaissance de l'existence
d'un éventuel mode d'emploi mais le principe est semblable
à celui des boussoles méridiennes (voir plus
loin).
L'instrument doit être réglé en
fonction de la
latitude du lieu d'observation. Un réglage temporel
très
fin est possible grâce à des échelles
calendaires.
L'orientation dans l'espace s'opère à midi
lorsque le
soleil est au zénith. L'horizontalité est
assurée
à l'aide des niveaux à bulle via les trois vis de
nivellement. La plupart des cadrans connus ne possèdent
cependant pas de boussole. L'ombre des gnomons placés aux
extrémités d'un support en forme de croissant est
projetée sur les échelles horaires
également
en croissants de lune opposés dos-à-dos. La
connaissance
de l'heure exacte (position du soleil au zénith) permet de
déduire la déclinaison magnétique
locale.
(Source: Observatoire
Royal de Greenwich, Grande-Bretagne)
La
fonction exacte des
divers
éléments n'est pas encore entièrement
élucidée. Merci de nous apporter vo
lumières.
Cadran
signé
J. Jackson, London
(env. 1750)

Vue de côté
Fiche
technique
Dimensions
(diam. x ht.) :
300
x 270 mm
Publicité (avionique)
|

Vue de dos

Vue de détail du calendrier autour du socle
Cliquer
sur les images pour les agrandir
Photos de Scott
Meyer |
Vue de
détail de la boussole.
Le pivot de l'aiguille à cheval sur la nivelle centrale est
une
caractéristique inédite à notre
connaissance.

La signature du fabricant et les valeurs angulaires

Extrémités supérieures des
échelles des heures en forme de croissants

|
Vues
détaillées de diverses échelles :
Heures (minutes)

Signes du zodiaque

Le vernier sur l'échelle des latitude

L'échelle des mois sur le croissant porte gnomons

|
(Description
technique
et Mode d'emploi, voir aussi en 2ème partie)
Ce système semble avoir été
inventé en France à la fin du 17e s. par un
horloger d'Auch nommé Rugend. Comme beaucoup de Huguenots,
il
dut se réfugier en Allemagne en raison des
persécutions religieuses et changea vraisemblablement son
nom car on trouve des instruments fabriqués à
Augsbourg et signés Rugendas.
(Cité d'après
Mesures
du temps et de
l'Espace OLF, 1970)
Un cadran solaire du type dit d'Augsburg est constitué d'une
platine
parfois carrée mais géneralement octogonale dans
laquelle
est encastrée une boussole.
Le gnomon est une tige fine fixée au centre d'une barre
placée diamétralement sur un axe ouest-est
en travers du limbe où sont gravées les
heures et
qui peut être placée à angle droit par
rapport au
limbe. Le limbe des heures est articulé sur la
platine et
coulisse le long d'une échelle des latitudes. Une liste de
villes avec leur latitude est généralement
gravée
au dos. Cette liste était parfois écrite sur une
feuille
de papier fixée dans l'éui de transport.
Andreas
Vogler était le frère de Johann Georg
Vogler qui
s'était établi à Augsburg
vers 1740.
Andreas reprit l'affaire à la mort de son frère
en 1765 et continua jusque dans les
années 1790. Il
mourut en 1800. Ils faisaient partie d'un groupe de fabricants
spécialisés dans la production de
matériel bon
marché en grande quantité, de faible
précision et
grossièrement travaillés.
(Source : Higton, H. “
Sundials
– an Illustrated
History of Portable Dials”
© 2001)
Nota
: Le Cybermusée
des Boussoles et Compas ne possède pas ces objets. Ces
photos ont été réalisées
par et chez des collectionneurs particuliers qui nous les ont
grâcieusement mises à disposition.
Gravure
extraite de
La GNOMONIQUE pratique, pl. 68

(Cliquer
sur l'image pour
l'agrandir) |
Instrument
signé (voir à dr.)
And[reas].
Vogl[ler]

(Cliquer
sur la photo pour
l'agrandir) |

Liste de villes avec leur latitude respective
Eleva Poli = abréviation de Elevatio Poliarum
Augsburg, Paris 48
Cracau (Cracovie), Prag (Prague) 50
Leipzig 51
|
 |

|
Instrument
à deux nivelles et trois vis de réglage de
l'horizontalité réalisé par F.
BARKER & Son (1919).
La plage de réglage des latitudes va de
zéro à 90 degrés ce qui permet
d'utiliser cet instrument dans le monde entier.
|

Instrument à une nivelle commercialisé par
la société SECRETAN
mais probablement réalisé par Houlliot (env. 1930) |

Instrument réalisé par HOULLIOT
(milieu du 20e s.)
|
|
(Description
technique,
voir en bas de page, 2ème partie)
Portrait : Nicolas BION
était un
mathématicien
français. Son atelier était situé
à Paris, Quai de l'Horloge du Palais.
Il rédigea un célèbre
Traité
de la construction et des principaux usages des instruments de
mathématique
et fabriquait des instruments du type vulgarisé par
Butterfield.
Le manuel de l'utilisateur couvrait quatre pages, dont une
liste de 117 villes (
fac
simile et commentaires
explicatifs disponibles sur
demande - Détails : voir dans Butterfield
ci-après)
ATTENTION
AUX IMITATIONS
Des
musées de
renom ont
confirmé que des imitations sont actuellement
proposées
sur le
marché. Il s'agit là uniquement de reproductions
sans
valeur et non pas d'antiquités authentiques. Elles se
reconnaissent facilement à la réalisation
très
grossière de la lame graduée du gnomon portant
les
chiffres des latitudes (40-50-60). En cas de doute, envoyez-nous des
photos de votre instrument.

Page de garde de l'édition de 1709 |

Bion
ne présente
sa boussole modestement qu'à la page 362. |
 |

Nota
: Le
Cybermusée des Boussoles et Compas ne possède
pas cet objet.
Cette photo est extraite d'un catalogue d'une vente aux
enchères (1984). |
(Description
technique
et mode d'emploi, voir aussi en 2ème partie)
Portrait : Michael
Butterfield (né en 1635-dcd
28 mai 1724) était un horloger anglais qui vint
à Paris vers 1663. Il travailla pour la cour et fut
nommé ingénieur du Roi. Il fonda au faubourg
Saint-Germain, rue Neuve-des-Fossés, un magasin
d'instruments de précision sous l'enseigne AUX ARMES
D'ANGLETERRE (1ère mention en 1677). Le tsar de Russie
Pierre le Grand visita ses ateliers
lors de son voyage en France en 1717 et lui commanda un assez grand
nombre de
montres solaires en cuivre doré. Après sa mort en
1724, le type de montres solaires qu'il avait répandues dans
le public fut adopté par presque tous les constructeurs.
Principe de fonctionnement : Ce type de cadran solaire est
réglable pour plusieurs latitudes. A cet effet, on
baisse
ou on relève le gnomon gradué en fonction de la
latitude
de la ville la plus proche, indiquée sur le tableau
gravé
au dos. Le gnomon est articulé à sa base et le
bec de
l'oiseau sert d'aiguille. On lit l'heure à l'aide de l'ombre
projetée par le gnomon sur l'une des échelles
gravées sur la platine octogonale
allongée,
alternant chiffres romains et arabes.
Butterfield n'était pas l'inventeur du système
proprement
dit, car on connaît des dispositifs semblables
datés
d'avant la création de son commerce. Il fut cependant
très célèbre - peut-être
tout simplement
à cause de l'oiseau typique de ses produits et occupa
rapidement une position de monopole sur le marché. Autres
signatures connues: Langlois, Baradelle, etc.
(Source : Higton, H.
Sundials
– an Illustrated
History of Portable Dials” © 2001)
Cadran solaire horizontal en argent massif
signé "Butterfield à Paris" et
orné de
fleur-de-lis sur chaque face.

La signature Butterfield
à Paris se trouve
sur
la face
supérieure.
(Photos Ottavio
Veglio)
|

La face inférieure avec un tableau des
principales villes et leur latitude.
Dans un cartouche rond apparaît la mention "Cadran
Premier".
(Cliquer
sur les photos pour les agrandir
|
Fiche
technique
- Dimensions (longueur) : 54 mm
- Poids : ... gr
- Matériau : argent
L'échelle du gnomon n'est gravée que
sur un
seul côté. L'autre est orné de feuilles
d'acanthes.
|
Description
Un pantochronomètre est un cadran solaire
monté sur
un disque sous lequel est collé une
aiguille aimantée comme la rose flottante
d'un compas
de marine. De ce fait, le cadran
est toujours automatiquement
aligné sur un axe nord-sud. Ce système
était
déjà en usage au 18e s. Les collecteurs et les
musées les désignent en
anglais "Magnetic
Dials" (cadrans magnétiques). Le terme
"pantochronomètre"
qui signifie cadran solaire et boussole fut utilisé pour la
première fois vers la fin du 18e ou le
début
du 19e s., vraisemblablement en Grande-Bretagne et sans doute
par Essex
& Co (Charles Essex ? 1824-1828, Londres). La plupart des
fabricants les appelaient de même (par
exemple Porter). Quelques uns les désignaient
pantochronomètres. Ils étaient
généralement
accompagnés mais pas toujours de tables dites
"EOT" (Equation of
Time).
Problèmes inhérents aux cadrans
magnétiques
- Leur usage est limité à
la latitude pour laquelle le cadran a
été tracé.
- La déclinaison ne pouvait pas être
adaptée. Tous
les cadrans doivent être alignés sur un axe
nord-sud
géographique (nord vrai et non pas magnétique).
Au bout
de dix ans maximum l'axe ne correspondait plus du fait de la variation
de la position du pôle magnétique et l'heure
indiquée était faussée.

|

Photos
weezie24
|

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Fiche
technique
- Diam. : 57 mm
- Hauteur (sans couvercle) : 37 mm
Un dôme de verre recouvre
généralement le cadran
- Fabricant : Stockert (probablement Johann Paul), Allemagne,
fin 18e s.
(voir également ci-dessus : cadrans allemands)
(Cliquer
sur les photos
pour les agrandir)
|
Fraser (courtesy Bob Fischer)
Portrait : C. R.
(nom complet ?) était un orfèvre / constructeur
de cadrans solaires
français.

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Fiche
technique
- Diamètre : 55 mm
- Hauteur (avec couvercle) : 20 mm
- Poids : 34 g
- Matériau : alliage léger doré, carton
(Cliquer
sur les photos
pour les agrandir) |

(Cliquer
sur les photos
pour les agrandir)
|
Instrument
russe à verre bombé

|
Fiche
technique
- Diamètre : 40 mm
- Hauteur : 14 mm
- Début 20e s.
- Poids : 18 g
- Points cardinaux en russe ancien (comparer avec DIVERS
/
Points cardinaux / Russe)
|

Photo coll. part.
(Cliquer
sur les photos
pour les agrandir) |
 |
RÜTER UHR
(montre)
Type n° 5 - Berlin
Fiche
Technique
- Diam. : env. 50 mm
- Hauteur : 25 mm
- Matériaux : le gnomon, deux lames
de rasoir aimantées et réglables
et le cadran étaient fixés ensemble par un bouton
pression et le tout posé sur une aiguille de
grammophone !
- Période de production : été
1946 (un film des actualités (Wochenschau)
en montre la
fabrication et l'utilisation.
A g.: Fig. montrant le principe des deux échelles pour les
horaires d'hiver (Winterzeit - WZ) et d'été
(Sommerzeit -
SZ) et la plage de correction de la déclinaison
magnétique. Mode d'emploi facsimile,
allemand)
disponible en BOUTIQUE. |
Portrait : C. R. (nom complet ?) était un
orfèvre / constructeur de cadrans
solaires français.

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Fiche
technique
- Diamètre : 55 mm
- Hauteur (sans couvercle, gnomon sorti) : 22 mm
- Poids : 35 g
Matériau : laiton, cadran papier
(Cliquer
sur les photos
pour voir les détails) |
Boussoles de gousset type
équipées d'un cadran solaire
à
style-axe de type
Butterfield à silhouette d'oiseau en forme de
caneton.
Ces instruments proposés dans un catalogue de S-L de 1932
étaient fabriqués par la Sté
HOULLIOT
(voir aussi Boussoles de
gousset).

|

|
Fiche
technique
- Dimensions : 50 x 38 x 13 mm
- Poids : 35 g
Pendentif maintenu fermé par la chaîne du collier.
Probablement une réplique d'un instrument
ancien (aiguille de type moderne)
(Cliquer
sur les photos
pour les agrandir) |
Origine : Allemagne (env. 1930-1940),
modèle
FAVORIT
/ D.R.G.M. (marque
déposée).
Jumelles pliantes, un dispositif spécial sert à
bloquer en position repliée les petites lentilles oculaires
qui se déploient automatiquement grâce
à deux ressorts. Ceci sert aussi à tenir
l'intrument devant les yeux.
Mode d'emploi de la boussole : Le cadran combine les heures de la
journée d'été la plus longue dans le
nord de l'Allemagne (de 3 heures du matin à 10 heures du
soir environ) et les points cardinaux. Pour orienter la boussole, on
fait tourner la flèche de telle manière que
l'heure du jour (indiquée par une montre) apparaisse entre
les branches de l'extrémité fourchue (empenne).
On se place ensuite de façon à ce que la pointe
de la flèche soit dirigée vers le soleil.
Démonstration : à midi (12 h) le soleil est
situé plein sud.
Comme toutes les
jumelles-boussoles
(présentées dans la catégorie AUTRES
boussoles), le côté opposé au cadran
comporte un miroir.

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(Cliquer
pour voir les détails du cadran) |
Fiche
technique
- Longueur repliée : 105 mm
- Diamètre boussole : 40 mm
Indications portées sur le cadran :
- Sonnen-Uhr & Kompass (cadran solaire et boussole)
- Abends (après-midi)
- Morg. (matinée)
- Tourist / D.R.P.a. (Randonneur
/ brevet
déposé)
Pour le sens du terme allemand Tourist
et les
abréviations, se reporter au glossaire dans
DIVERS/Terminologie.

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Portrait : Johan Henrik L'Abée-Lund
était un
ingénieur norvégien. Il réalisa cet
instrument
appelé en allemand
Uhr-Kompass
(boussole-montre) depuis environ 1922 jusqu'à la
fin des
années 1930. Cette boussole pouvait être
utilisée
comme une montre à l'aide du tableau/calendrier
gravé au dos.
La fourmi rouge représentait le sud. Le slogan commercial
était "
Kjøp
Kompassen med Mauren
i syd"
ce qui veut dire "Achète la boussole avec la fourmi
au sud". Il avait
été
choisi en raison du dicton norvégien qui dit que l'on
peut aisément se repérer dans les
forêts car
les fourmilières se
trouvent généralement sur le
côté
sud des arbres.
(Cité et traduit avec l'autorisation de la
propriétaire du site
http://www.purgatory.net/kornelia/compass/compass.htm)
À dr. : La fourmi
rouge indiquant le sud.
INFORMATIONS D'ORDRE
GÉNÉRAL concernant l'astronomie et la
technique
des instruments, nécessaires pour comprendre leur
fonctionnement
Principe
physique :
un cadran solaire est une représentation
de la Terre en miniature et les rayons du soleil doivent
l'éclairer
tout comme le globe. C'est la raison pour laquelle il doit tout d'abord
être correctement orienté. Ceci
s'effectue en premier lieu au moyen de la boussole
intégrée,
en prenant garde de bien tenir compte de la
déclinaison
magnétique sur le
lieu d'observation.
Le gnomon (
voir
plus loin), s'il est de type
orientable,
doit être dirigé vers le pôle
céleste de la Terre,
c'est-à-dire parallèle à
l'axe de rotation de la Terre, et donc vers l'étoile
Polaire* (si on pouvait la voir en plein jour !).
Photo de droite : Sur certains cadrans du 18e s., la
déclinaison
était repérée à l'aide
d'une ligne
supplémentaire reliant les lettres E (pour le mot
latin
emendo
=
correction).
*
L'étoile
polaire et la latitude
L'élévation de l'étoile polaire
au-dessus de l'horizon est (exprimée en
degrés) la même que la latitude du lieu de
l'observateur. Théoriquement visible à
partir de l'équateur (0°) elle n'apparaît
en fait que vers 10° à cause des perturbations
atmosphériques.
Les éléments
d'un cadran solaire à boussole
Le gnomon
L'heure est
indiquée par l'ombre d'un
dispositif appelé
gnomon
ou
style, portée
sur une
échelle graduée appelée limbe horaire
(voir plus loin:
Lecture
de l'heure). Il en existe de
trois types : le
gnomon
à tige qui est
fixe et
perdendiculaire au
plan du cadran, les
gnomons
à lame et les
gnomons
à fil
qui
peuvent être fixes ou réglables. Leur angle
d'inclinaison
est fonction de la latitude du lieu où ils sont
utilisés : décroissant vers
l'équateur et croissant vers les pôles
dans un domaine de 0° à 90°
(voir la boussole méridienne de Barker plus haut).
Une exception notable, le système chinois
à gnomon
à tige fixe et plan réglable (voir plus haut).
-
Gnomons à
fil
: le fil peut être relié à un seul
point d'ancrage fixe ou être réglable
et s'enficher dans plusieurs trous (
boussole horaire
allemande
ci-dessus).
-
Gnomons à
lame
Ils consistent généralement
en une lame rabattable,
articulée à sa base. Les plus courantes sont
gravées et présentent une graduation
égale à une vingtaine de
degrés (de 40 à 60) permettant de couvrir
la plus grande partie de l'Europe (voir plus loin:
L'échelle des
latitudes). Cette lame
coulisse le long d'une ferrure en forme d'oiseau (caneton) dont le bec
sert d'index.
Les
gnomons
à lame fixe
ont une pente de 45° environ, suffisante pour donner une
indication
moyenne dans une zone limitée (Europe centrale,
Méditerranée). Ils sont souvent
articulés à
leur base pour pouvoir être repliés.
-
L'échelle
des
latitudes
Sur les boussoles méridiennes de marine ou d'exploration,
utilisables dans le monde entier, elle doit pouvoir être
représentative de n'importe quel point du globe.
Elle doit donc être graduée de 0°
à 90° pour pourvoir couvrir une
hémisphère complète.
Sur les boussoles horaires de poche, il suffit
généralement qu'elle puisse indiquer l'heure dans
une zone géographique limitée. Elles
présentent donc une plage de lecture correspondant
à leur lieu de fabrication ou d'utilisation.
En Europe, une plage d'une vingtaine de
degrés (
de 38
à 56 sur la boussole allemande
réglable ci-dessus)
suffit pour couvrir une
zone allant du
Portugal à l'Ecosse.
-
La boussole
Hormis les instruments destinés à un usage
professionnel,
la boussole qui accompagne les cadrans-horaires
est très rudimentaire. Elle est alors
généralement logée dans un
renfoncement du socle,
le verre
affleurant avec la platine (
voir
Bion et Butterfield).
La lecture de l'heure
Sur les boussoles-horaires pliantes et plates, le cadran des heures
peut comprendre de 1 à
4 limbes concentriques peints ou
gravés sur la platine et correspondant à diverses
latitudes. Les heures y sont
indiquées de manière alternée en
chiffres arabes et romains. L'heure est
déterminée par l'ombre du fil ou
la bordure limite
de l'ombre du gnomon à lame.
Sur les boussoles méridiennes, la lecture
s'effectue sur le limbe unique réglable
(
photo
de g.).
Seules les heures d'ensoleillement maximum sont
indiquées, de 4 h du matin à 20 h (IIII
- VIII).
NOTA
L'heure
indiquée par le cadran est différente de celle
indiquée par les horloges !
En effet, un cadran solaire
ne tient pas compte des
fuseaux horaires qui sont délimités par les
méridiens. Ceux-ci ont été
définis de manière arbitraire tous les
15° environ, ce chiffre correspondant à 1/24e de la
circonférence de la
Terre (360° divisé par 24
heures), mais ils suivent aussi les frontières des pays !
Midi sur un cadran solaire indique donc uniquement la position du
soleil au
zénith en un lieu donné. Rapporté
à la " largeur " de la France d'est en ouest (
env. 1000
km ou 15° entre Brest et Strasbourg),
cela peut donner une différence d'une demi-heure
de chaque côté de Paris
situé grosso modo
sur le méridien zéro d'où part la
numérotation.
Partant du fait qu'il y a 1440 minutes dans 24 heures, une
minute
correspond à (1440/360) quatre degrés de
longitude (15
secondes par degré). Le méridien zéro
passant par
Greenwich et son opposé, la ligne de changement de date,
par 180°, la pleine heure ne peut être lue
qu'en des
endroits situés exactement sur un multiple
de 15°
c'est-à-dire 30, 45, 60, 75, 90,
105, 120, 135, 150, 165 et 180 degrés, ouest et est. La
terre
tournant en sens antihoraire (vu depuis le pôle
nord), le
soleil se déplace apparemment d'est en ouest. A
l'intérieur d'une tranche horaire définie, un
observateur
devra ajouter ou soustraire une minute par pas de
quatre degrés le séparant du
méridien de
référence selon qu'il en est situé
à
l'ouest ou à l'est, c'est-à-dire avant
ou
après le passage du soleil au zénith (midi) au
niveau du
méridien.
Exemple : un observateur situé à
92° de
longitude ouest devra ajouter 8
minutes à l'heure indiquée par son cadran soleil
pour
obtenir l'heure au niveau du méridien de
référence. Un autre situé à
88° de
longitude ouest devra retrancher 8 minutes.
Il y a un autre facteur, qui est l'
équation du
temps,
phénomène provoqué par la
différente
durée du jour en fonction du déplacement de la
Terre sur
son orbite elliptique autour du soleil.
Enfin,
il ne faut pas
oublier
que l'ombre du gnomon ne tient pas compte non plus
des
changements horaires administratifs (pays
avec changement d'horaire en été !).
DEFINITIONS ANCIENNES DES HEURES
(Pour
plus de
détails voir ces termes dans WIKIPEDIA)
- Cadran
analemmatique
: disque où sont
représentées les heures de la journée
en fonction de l'ombre portée d'une tige verticale.
- Heures
judaïques ou
antiques : elles
partageaient la journée, comptée du lever au
coucher du soleil en 12 heures ainsi que la nuit. Elles
étaient donc de durées inégales sauf
à l'époque des équinoxes.
- Heures
italiques
: 24 heures de durée
égale, comptées du coucher du soleil au coucher
suivant le lendemain.
- Heures
babyloniques
: 24 heures de
durée égale, comptées du lever du
soleil au lever suivant le lendemain.
- Heures
astronomiques,
appelées aussi
vulgaires
ou
françaises
: 24 heures de
durée égale, comptées au passage du
soleil au zénith (méridien supérieur).
Mode
d'emploi des divers
systèmes
A - Boussole méridienne
1) Placer l'instrument sur une surface
horizontale plane. Le cas échéant, agir sur le
dispositif de réglage
(niveau à bulle).
2) Relever le limbe horaire et le régler grâce
à l'échelle des latitudes sur celle du
lieu d'observation (exemple: Paris 49°,
Marseille 43°).
3) Incliner le gnomon de 90° par rapport au limbe
horaire.
4) Orienter la boussole en tenant compte de
la
déclinaison
locale
.
B
- Cadrans solaires avec
gnomon à fil (2a) et à lame (2b)
1) Placer
l'instrument sur une surface
horizontale plane.
2a) FIL : Fixer le couvercle ouvert à la verticale et tendre
le
fil, le
cas échéant en le réglant sur
la latitude du
lieu d'observation. Choisir la ville la plus proche inscrite
au
dos.
2b) LAME :
Régler
la position de la lame en fonction de la latitude du
lieu d'observation en face du bec de l'oiseau. Choisir la ville la plus
proche inscrite
à la face inférieure.
3) Orienter la boussole en tenant compte de
la
déclinaison
locale
.
BIBLIOGRAPHIE

Les montres solaires ou boussoles horaires firent très
tôt l'objet de nombreux
ouvrages qui en expliquaient le fonctionnement et la
réalisation d'un point de vue scientifique.
-
Traité
de la
CONSTRUCTION et des principaux usages des
INSTRUMENTS de MATHEMATIQUES de
Nicolas
BION (1709),
-
Traité
de
GNOMONIQUE PRATIQUE de Dom
François
Bedos de Celles (1709, photo ci-contre),
-
Traité
d'HORLOGIOGRAPHIE de Dom
Pierre de Sainte
Marie-Madeleine (1701),
-
LES
INSTRUMENTS DES SCIENCES
(Sté fr.
du Livre, 1966),
-
MESURES
DU TEMPS ET DE L'ESPACE (Off.
du Livre,
Fribourg, 1970).
- LES MONTRES SOLAIRES
Fascicule d'une trentaine
de
pages réalisé en 1932 par le Commandant VIVIELLE,
bibliothécaire de la Marine et collectionneur. Cet ouvrage
donne un aperçu succinct mais de grande qualité
concernant les principaux types d'instruments, leur histoire et la
biographie de leurs créateurs. Nous y avons
puisé quelques
photos (ci-dessus).
(Photocopies
disponibles
sur demande).
-
Anciennes
INDUSTRIES scientifiques et artistiques DIEPPOISES
1904 par Ambroise MILET, chap. II: Cadrans
à boussole.
Livres en anglais:
- Gatty, Mrs. A. K. "The Book of
Sundials." - Edit by H.K.P. Edens & E. Lloyd.
© 1872 - Fourth ed. 1900
- Gouk, P. "The Ivory Sundials of Nuremberg 1500-1700”
© 1988
- Higton, H. “Sundials – an Illustrated History of
Portable Dials” © 2001
- Lloyd, S.A. ”Ivory Diptych Sundials 1570-1750”
© 1992
- Marshall, R.K. “Sundials” © 1963
- Waugh, A.E. “Sundials – Their Theory &
Construction” © 1973