COMPAS AÉRONAUTIQUES

A
AIR MINISTRY (A.M.)
AVIARICHTER
B
BAMBERG
BENDIX
C
COLLINS
CREAGH-OSBORNE

D
DALOZ - DOIGNON
DEPERDUSSIN
E
F G H
HAMILTON INSTRUMENTS
HUGHES

I J
K
KEARFOTT
L
LEPAUTE Henry
LUDOLPH

M
MONODEP
N
Navigation
O
P
PIONEER (see BENDIX)
Q R
Radiation, rayonnement radioactif
Radio-compas
S
Secours, compas de ~
SIEMENS & HALSKE
SPERRY

T
U
UGR-4 (YГP-4 en russe)


V
VION
W X
Compas aéronautiques non identifiés
Y - Z
.............

- A -

AIR MINISTRY (A.M.)

Portrait : L'Air Ministry était un ancien ministère du gouvernement britannique chargé de gérer les affaires de la Royal Air Force (RAF). Il a existé de 1918 à 1964. Plusieurs types de compas furent réalisés pour ce ministère. Les préfixes P et O indiquent qu'ils étaient destinés respectivement au pilote et à l'observateur. Les compas utilisés par la RAF étaient de type dit apériodique, c'est-à-dire qu'ils se stabilisaient sur un cap vrai après un virage sans faire de surcompensation. Ceci était rendu possible grâce à des caractéristiques particulières telles que couple magnétique important, faible inertie et fort amortissement. On trouvera de plus amples renseignements sur la navigation à bord des avions de la RAF et sur la technologie des compas apériodiques sur le site (anglais) cairdpublications.

Nous présentons ci-après entre autres le modèle 06A, un compas de relèvement (appelé en anglais "landing compass") qui se tenait à bout de bras et qui est aussi utilisé dans la marine. Ce type d'instrument a aussi été fabriqué par SESTREL.  
Ci-dessous également d'autres compas de navigation. Le P7 équipé d'un miroir et l'O2 avec son "azimut circle" (alidade rotative).

Les informations concernant la chronologie des divers modèles de type P nous ont été transmises par un visiteur attentionné.
Tout complément sera bienvenu :
Photo de dr. Malmcolm Goosey : le compas AM P12 (cliquer pour agrandir)

- Le plus ancien modèle à ma connaissance est le P3. Il s'agissait d'un compas à rose verticale datant d'environ 1930. Je suppose (mais sans preuve à l'appui) que les références P1 et P2 étaient affectées à des instruments de type RFC (Royal Flying Corps, prédécesseur de la RAF) de la 1ère guerre mondiale restés en service après la création de l'Air Ministry.
- Le P4 était un compas datant du milieu des années 1930 et équipant les avions de grande taille dont les Hawker Hart, Sunderland et les premiers bombardiers quadrimoteurs. Il fut remplacé par le P10 de même taille mais présentant un réticule à quatre fils au lieu de deux. Certains P4 équipés de récicules à quatre fils étaient appelés P4A. C'est plutôt le P10 qui équipait les Lancaster plutôt que le P4 mais je ne doute pas que des P4 ont aussi été utilisés en cas de pénurie.
- Aucune information disponible concernant le P5.
- Le P6 équipait les "petits” avions et fut remplacé par le P8 qui présentait une lunette rotative légèrement plus grande.
- Le P7 était un P6 inversé et fut remplacé par le P9 qui était un P8 inversé.
- Le P8 was était couramment utilisé à partir de 1937 environ sur Spitfire, Hurricane, Tiger Moth etc. Il fut remplacé par le P11. Il y eut aussi une version baptisée P8M mais je ne connais pas la signification du suffixe M (MARINE ?). Certains P8 et P8M furent également modifiés et équipés d'un réticule à quatre fils.
- Le P9 était un P8 inversé et ressemblait au P7.
- Le P10 était un P4 modifié (réticule à quatre fils).
- Le P11 était une version améliorée du P8 (réticule à quatre fils).
- Le P12 était un P11 inversé, équipé d'un miroir accroché sous la lunette.

ATTENTION DANGER - RAYONNEMENT RADIOACTIF 

Les points cardinaux (N-E-S-W) et les repères correspondant à 10 degrés sont réalisés à l'aide d'une peinture composée de radium et de sulfite de zinc. Le zinc n'est plus lumineux mais le radium est toujours radioactif. A 50 cm de distance, la radiation gamma mesurée est encore de 0,35 µSv/h (microsieverts/heure). Le rayonnement naturel de l'environnnement est de 0.10 µSv/h environ. Le seuil de dangerosité est de 0.30.
Cliquer sur la photo de dr. pour l'agrandir
NE PAS OUVRIR CES INSTRUMENTS ET NE PAS MANIPULER LES ÉLÉMENTS INTERNES. NE PAS STATIONNER PENDANT DES PÉRIODES PROLONGÉES À PROXIMITÉ IMMÉDIATE DE LEUR LIEU DE STOCKAGE.




Compas modèle 06A

 (réf. d'approvisionement 6A/I.248)

(Cliquer sur les photos pour les agrandir)
Extrait du document :
AIR PUBLICATION 1275
Description générale et vue en coupe 
(Copies disponibles sur demande)


Fiche technique
- Diamètre : 95 mm
- Longueur totale : 190 mm
- Poids : env. 1 kg
- N° de série : 38899H.

Le logo de l'Air Ministry (A.M. et la couronne royale d'Angleterre (on trouve aussi parfois uniquement le trident ( /I\ ) :



Le repère Nord ailé de la rose
(vue symétrique):


Modèles P4, P6 et P8
(Réf. 6A/O.227 et 6A/O.367)





(Cliquer sur les photos pour les agrandir)
Extrait du document :
AIR PUBLICATION 1275
(Copies disponibles sur demande)

Description générale et vue en coupe :


Fiche technique

P4
- Diamètre : 7 1/4 in.
- Poids : 5 lb. 14 oz (env. 3 kg)
- 4 aimants

P6
- Diamètre : 5 3/8 in.
- Poids : 2 lb. 4 oz (env. 1,12 kg)
- 2 aimants

P8 (spitfire)
- Diamètre : 5 3/8 in.
- Poids : 2 lb. 4 oz (0,821 kg)
- 2 aimants

Modèle P6 Vue éclatée

(Cliquer sur les photos pour les agrandir)
Vue latérale


Le compas seul (ci-dessus) et in situ dans le cockpit d'un bombardier Lancaster



(Photo du cockpit : www.spitfirespares.com)


Le compas dans sa caisse de transport :
Modèle P7
(Réf. 6A/O.430)





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Extrait du document :
AIR PUBLICATION 1275
Description générale et vue en coupe 
(Copies disponibles sur demande)

Fiche technique

Identique au modèle P6 mais équipé d'un miroir pour l'observation par en-dessous. Cette disposition permet de placer le compas à hauteur de l'œil de l'observateur et à une distance suffisangte des masses métallliques en partie basse de l'aéronef.

- Diamètre : 5 1/2 in.
- Hauteur : 8 in.
- Poids : 4 lb. 8 oz (env. 2,240  kg)

Modèle 02 équipé du cercle d'azimut 
(Réf. 6A/O.380)



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Extrait du document :
AIR PUBLICATION 1275
Description générale et vue en coupe 
(Copies disponibles sur demande)

Fiche technique

- Diamètre : 6 1/4 in.
- Poids : 6 lb. 2 oz (env. 3,06 kg)

Cercle d'azimut
(Réf. 6A/O.411)


Bomb Sight Type D
(Réf. 6E/O.276)



Instrument utilisable uniquement avec le viseur pour largage de bombes Mk VII A, B ou C.
(Cliquer sur les photos pour les agrandir)
Extrait du document :
AIR PUBLICATION 1275
Description générale et vue en coupe 
(Copies disponibles sur demande)

Fiche technique
- Diamètre : 10 cm
- Poids : 1lb. 11 oz (env. 750 gr)

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AVIARICHTER

Portrait : Joachim Richter, Am Wald 2, Ende Erzbergerstr. 75 Karlsruhe 31. Matériel aéronautique divers.
Horloger connu pour sa montre automatique modèle 08/15 Military (photo Maistero/Watch Lounge), il fabriquait aussi jusqu'en 1945 des lunettes de pilotage (photo profifilm.de, modèle 1935).

Modèle FK.16
(Führerkompass = compas de pilotage).


Photos Henri Note
(Cliquer pour agrandir)

Fiche technique
- Diamètre : 57 mm
- Poids :  206 gr
- Longueur : 60 mm

Le FK 16 est un produit développé et fabriquépar LUDOLPH. Il est également intégré dans l'équipement de navigation pour nageurs de combat.
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- B -

BAMBERG, Carl

Portrait : Carl Bamberg était un fabricant allemand de boussoles et compas aéronautiques à Friedenau près de Berlin au début du 20e siècle (pour en savoir plus, cliquer ICI).
Voir aussi Boussoles de gousset.



Photos Horst Kahnt - cliquer pour agrandir.


Fiche technique
- Diamètre : 115 mm
- Hauteur : 84 mm
- Poids : g ?
Ce compas a équipé les véhicules/aéronefs suivants: (?)
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BENDIX

Portrait : PIONEER INSRUMENT COMPANY fut créée en 1919. Elle futr rachetée en 1928 par BENDIX Aviation Corporation, New Jersey (N.Y.). Pour plus d'informations, voir Wikipedia.



La plaque supérieure de la face avant sert à fermer le logement de la lampe d'éclairage.

Photos Tony KING
(Cliquer pour les agrandir)


Face arrière (connecteurs)
AIRCRAFT COMPASS MARK VIII - Type 1822

Fiche technique
- Largeur : 87 mm
- Hauteur : 80 mm
- Poids : 883 g
Marquages : BU. AERO. U.S. NAVY

F.S.S.C. No. : 33-C-800
Réf constr. (MFR'S Part No.): 1822-1-B


Vue écorchée (Installation instr. disponible sur demande)
PIONEER VEHICLE COMPASS - Type 1829
Compas utilisé dans toutes sortes de véhicules y compris des chars de combat. Il aurait aussi été installé dans des aéronefs mais nous n'en avons encore aucune preuve.


Photos coll. part.
(Cliquer sur les images pour les agrandir)

RADIOCOMPAS
L'instrument ci-desous n'est pas un compas à proprement parler mais un indicateur radiomagnétique. Son aiguille est couplée à un moteur synchro qui est lui-même raccordé (par la prise PL-118) à un autre moteur moteur synchro connecté, lui, à un dispositif sensible comme une boussole au champ magnétique terrestre (type vanne de flux). Le bouton repéré VAR permet de calibrer la couronne graduée en fonction de la déclinaison magnétique, différente en tous points du globe et variant dans le temps, en particulier lorsque l'avion se déplace d'Est en Ouest. La déclinaison magnétique est indiquée sur les cartes aériennes qui permettent au pilote (ou au navigateur) de prendre en compte cette variation au cours du vol.



(Cliquer sur les photos pour les agrandir)

Radiocompas
Signal indicator I-82-A
Signal Corps U. S. Army
No. de série: 4771

Fiche technique
- Diamètre : 13 cm
- Profondeur : 9 cm
- Poids : 600 g
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- C -

COLLINS

Portrait : ...
Compassipedia ne possède aucune information concernant cette société. Toute aide sera bienvenue. Cette entreprise est cordialement invitée à contacter le conservateur.

CREAGH-OSBORNE

Portrait : Frank Osborne Creagh-Osborne (1867/1943) était un capitaine et inventeur anglais, "Ingénieur en chef" pour les boussoles (Superintendent of Compasses) auprès de l'Amirauté (voir son portrait ICI). Ses diverses boussoles ont été fabriquées par H. Hughes & Son Ltd, Dent & Co. & Johnson Ltd, par Dent & Co. & Johnson Ltd ainsi que par Sperry.

Il publia en 1916 un livret (en français) concernant l'utilisation des compas dans les avions (52 p., photocopie disponible sur demande) dans lequel, il traite non seulement de l'instrument intégré dans la planche de bord mais également des boussoles utilisées par l'observateur navigant attachées au poignet par un bracelet (voir cette catégorie).

Voir aussi les catégories Boussoles à Main et à Bracelet

Version française du manuel d'installation et d'utilisation (style et grammaire assez approximatifs...)



(Cliquer sur les photos pour les agrandir)
Compas de planche de bord mod. 255 et 259



Boussole d'observateur à bracelet mod. 261


Les numéros indiqués sur les instruments (1148/17 et 17736/15) se réfèrent aux documents de demande de brevet et à l'année, c'est-à-dire 1915 (copies des versions anglaises et françaises disponibles sur demande).

Le compas décrit dans le brevet n° 17736 est le modèle (pattern) 255/259. La numérotation a commencé avec le n° 200 en 1913. Ces instruments furent mis en service dès 1915.



Le brevet n° 1148 décrit divers modèles de boussoles à main et à bracelet, à prisme et à amortissement liquide présentées dans les catégories correspondantes.



Vue de dessus avec la plaquette signalétique de DENT & Co. & JOHNSON Ltd.
Compas type 259



Photos tarte-a-la-creme

Fiche technique
- Dimensions (h x l) : 152 x 135 mm
- Longueur hors tout : 108 mm
- Longueur boîtier seul : 89 mm
- Graduation: 360° par pas de 10°
- Amortissement liquide
- Poids : 805 gr






Vue de côté avec la plaquette signalétique de HUGHES & SON Ltd.
Compas Type 5/17



Photos mfc80
Fiche technique
- Dimensions : ... x ... x ...  mm
- Poids : ...  kg
- Graduation : 360° par pas de 10°
- Capsule sèche

Ce compas à la technologie simplifiée équipa entre autres les avions de type Sopwith de la RFC/RAF au cours de la 1ère G.M. Le sigle 5/17 renvoie au mois de mai 1917, date de son introduction en série. Il fut fabriqué en plus de 50.000 exemplaires.
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- D -

DALOZ (DOIGNON)

Portrait : Gaston-Jules DALOZ (domicilié à Ramerupt, Aube) fit breveter en août 1910 (n° 419.682) un système permettant d'observer le défilement du sol sous l'aéronef au travers de la rose transparente (feuille de mica) d'un compas équipé d'une aiguille d'aluminium orientée sur l'axe (le cap) de déplacement. Le compas était muni d'un objectif d'appareil photographique placé au fond du boîtier conique. Le but était d'observer le déplacement des objets situés au sol (arbres etc.) selon une ligne parallèle à l'aiguille de cap.
Il fut complété en plusieurs points par le biais d'un additif dès novembre 1910, précisant entre autres qu'on pouvait remplacer l'aiguille d'aluminium par des lignes paralèlles gravées sur une glace réglable en rotation.
Ce dispositif fut ensuite perfectionné au mois de mai de l'année suivante par Abel-Louis DOIGNON* (n° 431.275, amortissement liquide, réglage rapide etc.).
Malgré toute sa mécanique, ce système permettait uniquement de caler (avant le départ) un angle de cap par rapport à un équipage magnétique mais la rose n'indiquait  aucun point cardinal. Le pilote devait posséder en plus un compas de secours.

* Voir ausssi la boussole à main Doignon




Le brevet d'origine Daloz
(chemise: 240 x 315 mm)


Version d'origine du compas DALOZ



Version évoluée du brevet DOIGNON

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DEPERDUSSIN - Modèle MONODEP

Portrait : Deperdussin était une société française de construction aéronautique (voir Wikipedia) sise 19, rue des Entrepreneurs, Paris.
Cet instrument de conception très inhabituelle fut inventé par Gaston Emile Colombel (50, rue de Moscou, Paris - brevet n°... de ... / version anglaise 26.282, 1912). Il a équipé les avions énumérés ci-après lors de traversées de la Manche dont trois dans le brouillard (Biélovucie sur Hanriot, Moineau sur Bréguet, Prévost sur Deperdussin, Guillaux sur Clément).
La brochure-catalogue (13 p., copie disponible sur demande) contient aussi des extraits de lettres de remerciement adressées par les pilotes après les vols record suivants :
- Traversée des Alpes par Biélovucie en 1913.
- Coupe Pommery (1.129 km) remportée par Guillaux en avril 1913.
- Courses Paris-Amiens-Paris et Circuit Forézien (400 km) remportées par Molla. Ce dernier fit aussi le meilleur temps sur la 1ère moitié de la course sur hydravion St. Malo-Jersey et retour malgré un épais brouillard (lettre datée de fév. 1913).
A. Védrines félicita l'inventeur Colombel au nom des pilotes de l'aviation serbe.

Modèle MONODEP 1912
- Amortissement des vibrations par ressorts.



Modèle MONODEP 1914
- Montage à la cardan, limbe en millièmes (1/4 de cercle = 1600)



Photos M. Collignon
(Cliquer sur les images pour les agrandir)
Fiche Technique - Principe fonctionnel (fig. brevet)
Boussole masquée intégrée dans un bol. Rose verticale actionnée par engrenage, marquée seulement des points cardinaux (étoile rouge au nord). Cap exact affiché à l'aide d'un index mobile sur le limbe fixe, gradué en 90° (ou 1600 millièmes). Cet index était relié au travers de la vitre par le biais d'un engrenage (rapport 1:4) à un bras se terminant par une étoile rouge servant à marquer la position du nord de la rose. Un tour complet du limbe correspondait par conséquent à un quart de tour de la rose. Le cap à suivre, déterminé au sol d'après la carte, était affiché sur le compas et le pilote devait naviguer en superposant les deux étoiles rouges.
Le mod. 1914 comportait un éclairage intégré à pile (autonomie 6 h, remplaçable en vol). Sa rose était divisée en quatre quartiers de couleurs différentes et désignée Cne ROISIN du nom de son concepteur.
La déclinaison magnétique était réglée au niveau de la fabrication ! Il est vrai que les avions de l'époque n'avaient pas encore une distance franchissable nécessitant une adaptation en cours de trajet.
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- H -

HAMILTON INSTRUMENTS - Compas de secours

Portrait : Cette société ne doit pas être confondue avec l'entreprise étatsunienne (actuellement intégrée dans Hamilton Sunstrand) créée dans les années 1920 par Thomas Foster Hamilton (28 juillet 1894 – 12 août 1969) qui était un pionnier de l'aviation.

On nous a communiqué l'information suivante (lire la version originale dans la version anglaise) :
'Le compas à cadran vertical de type Hamilton HI-400 n'est pas un produit de la société Hamilton Standard. Il fut inventé par "Ham" Hamilton qui travaillait à Hobby Airport (Houston, Texas) au début des années 1970. Il possédait à Hobby Airport un petit atelier de réparation d'instruments aéronautiques baptisé Hamilton Instruments. Je connaissais "Ham" à l'époque parce que travaillais comme technicien en avionique chez Associated Radio Service Company, également situé à Hobby Airport. "Ham" apporta son prototype à notre atelier pour nous le présenter. On l'a trouvé génial. La désignation "HI-400" veut dire Hamilton Instruments-400.
Hamilton a ensuite vendu son invention à Precision Airmotive qui était aussi à Hobby Airport. Ces compas sont toujours fabriqués mais je ne sais pas par qui. Je suppose que "Ham" est ou très vieux ou qu'il est déjà décédé.'



(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)
Fiche technique
- Dimensions : 70 x 60 x 50 mm
- Poids : 270 g

La déviation peut être corrigée à l'aide des deux vis à la base de la face avant:
- la vis de gauche (verte, en haut sur la photo ci-dessous) commande l'axe nord-sud
- la vis de droite (jaune) commande l'axe est-ouest.

HUGHES

Portrait : (voir Marine, KELVIN - HUGHES)
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- K -

KEARFOTT

Portrait : KEARFOTT est une entreprise étatsunienne qui fabrique des instruments de vol (plus d'infos ICI).

Le gyrocompas présenté ici est l'un des constituants du système de navigation Kearfott N-1. D'une très grande précision et de conception moderne, il permettait de rallier deux points sur Terre par la distance la plus courte possible (arc de grand cercle) car il prenait en considération à la fois la courbure et la rotation de la Terre pour corriger la position relative du gyroscope dans l'espace (référence de verticale).  La rotation de la Terre sous l'avion pendant le vol provoque une dérive de 0,5°/h multiplié par le sinus de la latitude. Ceci peut être pris en compte en corrigeant les données fournies par le gyroscope d'une valeur de même importance de signe inverse.

Ce système a été conçu vers 1948 et Kearfott l'a fabriqué en dix mille exemplaires environ, tant pour l'USAF que pour l'aviation commerciale.
Il y en a encore environ 500 en état de marche actuellement (juillet 2009), avionnés par exemple dans des avions de type Hercules C-130 ou dans les stocks de rechanges de l'USAF.
(Source: ASTRONAUTICS Corp. of America)

Le cadran présente un compas (éch. ext.) et visualise la position présente entre l'équateur et l'un des pôles.
Ech. LATITUDE:  hémisphère nord: côté  g., sud: côté dr. 


(Cliquer pour agrandir)
Cap: 32° / Latitude: 38° Nord
Boutons de réglage:
- en haut  :
LATITUDE CORRECTION N-S
- en bas :
SYNCHRONIZER


Face arr. : Connecteur et diagramme de raccordement


(Cliquer pour agrandir)

Schéma fonctionnel du système de navigation N-1 de base. L'instrument (volumineux et lourd) exposé ici contient le gyroscope et l'indicateur.
Fiche technique
- Dimensions: 120 x 120 x 220 mm
- Poids : 4,5 kg
- Date de fabrication : années 1950 ?
- Plaque signalétique :



(Cliquer pour agrandir)


Description : Normalement, la petite aiguille de l'échelle des latitudes est réglée sur "off" en mode d'asservissement au signal magnétique naturel. En mode "free gyro" (gyroscope non asservi), la petite aiguille est réglée sur la valeur approximative de la latitude présente de l'appareil, ce qui corrige le gyroscope de la valeur de la précession due à la rotation de la terre (le mode 'Free Gyro' est le mode de fonctionnement normal dans les régions polaires).
L'aiguille de latitude est réglée par le navigateur et n'indique pas une position. Il est souvent arrivé que des navigateurs évoluant dans l'Antarctique laissent la mauvaise hémisphère (N au lieu de S) et doivent ensuite effectuer d'importantes corrections de cap !
La toute petite aiguille de l'indicateur "L  / R" représente la valeur du signal transmis par la vanne de flux installée en bout de voilure ou sur autre partie du fuselage. Cette aiguille va sans cesse osciller en fonction du champ magnétique terrestre.
(Source: Breckinridge S. Smith - Major de l'USAF en retr.)
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- L -

LEPAUTE

Portrait : La Société des établissements HENRY-LEPAUTE (11, rue Desnouettes, Paris XVe) produisait des montres depuis le 19e s. et par la suite de nombreux équipements optiques et électriques.
Ce type de compas (breveté en 1910, n° 407.416) se distingue par sa rose qui tourne prisonnière entre deux pivots, celui de dessus étant réglable en hauteur.

Compas compensateur
à double pivot




Cliquer sur les photos pour les agrandir

Photos gracieusement transmises par le Conservatoire Régional des Sciences et Techniques de Mâcon
Vue de détail du repère du nord magnétique


Vue de côté

Fiche technique
Diamètre : 123 mm
Hauteur bol : 58 mm
Hauteur totale : 96 mm
Articulation à la cardan sur un seul axe de liberté.
Instrument sans doute destiné à être mis en oeuvre sur un ballon dirigeable.

Vue en coupe du principe technique selon le brevet :


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LUDOLPH

Portrait : W. LUDOLPH GmbH & Co. KG (Bremerhaven) est une société allemande qui produit des compas pour la marine et l'aéronautique
(pour en savoir plus, cliquer ICI).

La fabrication de compas aéronautique date du début du 20e s. En 1906, elle fut la première société allemande à fabriquer des compas pour les dirigeables du comte Zeppelin. Ses compas ont équipé plusieurs types d'avions civils et militaires jusqu'en 1945 (Dornier Do X, Junkers Ju 52, Focke-Wulff Fw 200). Le code industriel de LUDOLPH pendant la 2e G.M. était ...?
Après une pause obligée due aux destructions de la guerre et aux conditions de la capitulation, la production des compas reprit en 1959.

Exemples de compas anciens : FK 6, FK 10, FK 13
(FK = Führerkompass = compas de pilote)

Voir aussi la catégorie COMPAS DE MARINE.



(Photos www.spitfirespares.com)
Modèle FK 10/32
Fiche technique
- Compas du Junkers 52



Plaque signalétique
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- N -

Navigation

Nous voulons aborder ici de manière superficielle un sujet très vaste pour donner un aperçu de sa complexité.
Comme en haute mer, le compas n'est ici que l'un des outils permettant d'assurer la navigation. Les navigateurs, qui ont aujourd'hui disparu des postes de pilotage, étaient en mesure de faire le point, c'est-à-dire de mesurer la longitude et la latitude de leur position tout comme les capitaines des navires à l'aide d'un chronomètre de précision et par l'observation des astres. Les appareils long-courriers étaient équipés d'un instrument optique fonctionnant comme un sextant (photo de droite) et dont la partie supérieure traversait le panneau supérieur du fuselage. La vitesse de deplacement d'un avion étant plusieurs dizaines de fois plus grande que celle d'un bâtiment de surface, les calculs devaient être effectués beaucoup plus rapidement pour être utiles. Avant que les calculateurs électroniques modernes eussent pris le relais (et nous ne parlerons ici même pas du GPS !), on faisait appel à divers instruments dont nous montrons quelques exemples "exotiques" dans le tableau ci-dessous.

Pour les vols au-dessus des terres émergées, on utilise les signaux émis par des systèmes de référence artificiels (balises radio de type VOR, voir Wikipedia) qui sont pris en compte par les radio-compas (ex. : Bendix, UGR-4). 
En raison du déplacement très rapide de la position présente du véhicule dans le champ magnétique, on utilise un dispositif appelé vanne de flux  (flux valve ou gate en anglais) placé en un point de l'aéronef non soumis aux perturbations causées par les masses métalliques installées à bord (moteurs, armement). Ce capteur mesure la direction du champ magnétique terrestre et retransmet cette information sous forme de signaux électriques à un gyro-compas (ex. : Siemens & HalskeKearfott).
Pour le cas où ces systèmes électromécaniques ou électroniques deviendraient inopérants, tous les avions sont équipés en outre d'un compas de secours mais dont la précision est très aléatoire (voir aussi HAMILTON Instr.).

Sous l'influence d'un vent latéral, un aéronef s'écarte de la route théorique, il dérive. Nous montrons ci-dessous des exemples d'outils servant à calculer cette dérive pour pouvoir corriger le cap au niveau du pilotage en fonction de la force et de la direction du vent. Exemples : règle à calcul circulaire allemande dite Dreiecksrechner type DR3 (Wehrmacht, 1943), règle circulaire intégrée dans un boîtier fixé à la cuisse type NPL et outil yyyyyy triangulaire (URSS), règle à calcul  russe utilisée par l'armée populaire de l'ancienne Allemagne de l'Est (NVA).

(Sauf indication contraire, toutes les photos sont de K. Pätzold (Cliquer pour les agrandir)
Règle à calcul circulaire (Dreiecksrechner) DR-3, Wehrmacht, 1943



Fabricant : Dennert & Pape, à comparer avec le modèle de K. E. Tröger (Photo M. Dick)
Règle à calcul circulaire intégrée dans la planchette de cuisse russe type NPL 




Outil de calcul de la dérive utilisé dans l'Armée Rouge (URSS) avec son mode d'emploi



Règle à calculer la dérive, version en anglais, modèle utilisé en RDA et son mode d'emploi en russe.

 
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- P -

PIONEER

(Aucune information disponible)

- R -

Radiation, radioactivité, rayonnement nucléaire

La peinture autoluminescente utilisée pour les repères sur les instruments fabriqués entre les années 1910 et 1950 environ contenait généralement du radium. Cliquer ICI pour lire l'article concernant le danger dû au rayonnement nucléaire.

Radio-compas

Un radio-compas indique la direction du nord géographique indiquée par correction du signal électrique transmis par une vanne de flux ainsi que la position d'une ou plusieurs balises radio omnidirectionnelles (VOR).

Exemples: voir BENDIX (USA), UGR-4 (anc. Union Soviétique)
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- S -

Secours, compas de ~ 

Compas de secours
Nom du fabricant non indiqué
– Date de fabrication : APR 82.
La déviation peut être compensée à l'aide de deux vis masquées par une plaquette à la base de la face avant :
la vis de gauche commande l'axe nord-sud et la droite l'axe est-ouest.
Fiche technique
- Dimensions : 70 x 60 x 60 mm.
- Poids : 240 g.
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SIEMENS & HALSKE

Portrait : Siemens & Halske était le nom de la société allemande fondée en 1847 par Werner von Siemens et Johann Georg Halske appelée Telegraphen-Bauanstalt von Siemens & Halske et située à Berlin.
Le Cybermusée des Boussoles et Compas ne possède aucune autre information concernant cette société. Toute aide sera bienvenue. Cette entreprise ou son successeur est cordialement invitée à contacter le conservateur.

Compas gyromagnétique (Kurskreisel) Lku4, Siemens & Halske, année de fabrication 1943-1945. Cet instrument équipait la planche de bord des appareils allemands Junkers Ju 52 et Ju 88 capables de voler sans visibilité (IFR).

Extrait de la notice d'équipement originale "D.(Luft)T.5404", éd. de janvier 1943 : "L'échelle supérieure est celle de la rose du cap présélectionné. Sa valeur est affichée au travers d'un moteur électrique asservi à une vanne de flux. L'échelle inférieure est celle du cap présent affiché par le biais d'une centrale gyroscopique."



(Cliquer sur la photo pour voir une vue détaillée des faces avant et arrière)


La gravure montre le poste de pilotage du Junkers JU 88. Le Lku4 est surligné en rouge au sommet de la planche de bord.

(Cliquez sur la photo pour l'agrandir)
Fiche technique originale en allemand
datée de mars 1940:
(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)


Fiche technique
- Dimensions: 160 x 130 x 120 mm
- Poids : 2,6 kg
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SPERRY

Portrait : voir dans Wikipedia SPERRY GYROSCOPE.

- U -

UGR-4

Portrait : radio-compas de fabrication russe (Union soviétique).



Photos K. Pätzold



Plaquette signalétique : YGR-4 Yk Seria 3

(Cliquer pour agrandir)

Fiche technique
- Diamètre : mm
- Poids : kg

- Marquage : KURS - RP (?)

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- V -

VION

Portrait : ancienne Société française fondée en 1832 par Th. Vion (pour en savoir plus, cliquer ICI).

Le Cybermusée des Boussoles et Compas ne possède aucune autre information concernant cette société. Toute aide sera bienvenue. Cette entreprise ou son successeur est cordialement invitée à contacter le conservateur.

Selon le manuel (daté de ...?), VION produisait des compas à rose cylindrique verticale de trois types et tailles différentes :
- types V.31 de 60 mm de diamètre pour avions de chasse et T.31 pour avions de tourisme,
- type Q.S.C.V.29 de 85 mm de diamètre pour avions de reconnaissance et de bombardement, les avions postaux et les avions de transport de moyenne importance,
- type G.N.R.V.30 de 120 mm de diamètre pour les avions gros porteurs de bombardement et de transport.



Compas avion - modèle et date inconnus
Cliquer pour agrandir.



Fiche technique
- Diamètre : 105 mm
- Hauteur : 60 mm
- Cardan :155 mm diam. x 100 mm haut.
- Poids : 1,3 kg
- Marquages : VION PARIS et AÉRONAUTIQUE MILITAIRE


Brevet pour compas avion 1928
Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Brevet - Figures (fichiers pdf)
Figure 1
Figure 2
Figure 4
Figures 3 & 6
MANUELS VION
(photocopies disponibles sur demande)

Modèle T.31



Photos extraites du manuel gracieusement communiqué par www.aeroarchives.org

(Cliquer sur les photos pour les agrandir)
Modèle V.31


Fiche technique
Graduation : 360 degrés, sens antihoraire...
Fig. ci-dessous : Les éléments constitutifs du compas
Modèle Q.S.C.V.29



Modèle G.N.R.V.*  30
(* Grande Navigation Rose Verticale)



Fiche technique
Graduation : 360 degrés, sens antihoraire...

Modèle PBA 60



Cliquer sur la photo pour voir le compas sans le cache de la face avant
Vue de côté



(Photos bieber231 - Collection privée)
Fiche technique
Graduation : ...
Modèle F 37 B


(Cliquez sur la photo pour l'agrandir)




Photos MOGLIA - Collection privée

Vue de côté
Fiche technique
Marquage : Aéronautique militaire


Modèle Q.S.C. 27





(Photos Houcke - Collection privée)
Fiche technique
(Lien appelant la page du manuel)
Ce compas était équipé d'un dispositif optique de relèvement DUNOYER.



Vue de dessous : les aimants de compensation sur la face inférieure
Modèle H.A. 83


Fiche technique
Le nombre 83 indique le diamètre en millimètres.
Ce modèle existait aussi en version 82 mm

(Photo Jaypee - collection privée)
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- X -

Compas aéronautiques non identifiés

Les photos suivantes présentent des compas sans nom de fabricant.




Photo A. Picker