- A -

Portrait
: L'
Air Ministry
était un ancien
ministère du gouvernement britannique chargé de
gérer les affaires de la Royal Air Force
(RAF). Il a existé de 1918 à
1964. Plusieurs
types de compas furent réalisés pour ce
ministère.
Les
préfixes P et O indiquent qu'ils étaient
destinés respectivement au pilote et à
l'observateur. Les
compas
utilisés par la RAF étaient de type dit
apériodique, c'est-à-dire qu'ils se stabilisaient
sur un cap vrai après un virage sans faire de
surcompensation. Ceci était rendu possible grâce
à des caractéristiques particulières
telles que couple magnétique important, faible
inertie et fort amortissement. On trouvera de plus amples
renseignements sur la navigation
à bord des avions de la RAF et sur la technologie des compas
apériodiques sur le site (anglais)
cairdpublications.
Nous
présentons ci-après entre autres le
modèle 06A, un
compas de
relèvement (appelé en anglais
"landing compass") qui se tenait à bout de bras et qui est
aussi utilisé dans la marine. Ce type d'instrument
a aussi
été fabriqué par SESTREL.
Ci-dessous également d'autres compas de navigation. Le
P7 équipé d'un miroir et l'O2
avec son "
azimut circle"
(alidade rotative).
Les informations concernant la chronologie des divers
modèles de type P nous ont été
transmises
par
un visiteur attentionné.
Tout complément
sera
bienvenu :
Photo de dr. Malmcolm Goosey :
le
compas
AM P12 (cliquer pour agrandir)
- Le plus ancien modèle à ma connaissance est le
P3. Il
s'agissait d'un compas à rose verticale datant
d'environ 1930. Je suppose (mais sans preuve
à
l'appui) que les références P1
et P2
étaient affectées à des instruments de
type RFC (
Royal
Flying
Corps, prédécesseur de
la RAF) de la
1ère guerre mondiale
restés
en service après la création
de l'Air Ministry.
- Le P4 était un compas datant du milieu des
années 1930 et
équipant les avions de grande taille dont les
Hawker Hart,
Sunderland
et les premiers bombardiers quadrimoteurs. Il fut remplacé
par
le P10 de même taille mais présentant un
réticule
à quatre fils au lieu de deux. Certains P4
équipés de récicules à
quatre fils
étaient appelés P4A. C'est
plutôt le P10
qui équipait les
Lancaster
plutôt que le P4 mais je ne doute pas que des P4 ont
aussi
été utilisés en cas de
pénurie.
- Aucune information disponible concernant le P5.
- Le P6 équipait les "petits” avions et fut
remplacé par le P8 qui présentait une lunette
rotative
légèrement plus grande.
- Le P7 était un P6 inversé
et fut
remplacé par le P9 qui était
un P8
inversé.
- Le P8 was était couramment
utilisé à partir de 1937 environ sur
Spitfire, Hurricane, Tiger Moth
etc.
Il fut remplacé par le P11. Il y eut aussi une version
baptisée P8M mais je ne connais pas la
signification
du suffixe M (MARINE ?). Certains P8
et P8M furent également modifiés et
équipés d'un réticule à
quatre fils.

-
Le P9 était un P8 inversé et
ressemblait au P7.
- Le P10 était un P4 modifié
(réticule à quatre fils).
- Le P11 était une version améliorée
du P8 (réticule à quatre fils).
- Le P12 était un P11 inversé,
équipé d'un miroir accroché sous la
lunette.
ATTENTION
DANGER - RAYONNEMENT RADIOACTIF
Les
points cardinaux (N-E-S-W) et les repères
correspondant à 10 degrés sont
réalisés à l'aide d'une peinture
composée de radium et de sulfite de zinc. Le zinc
n'est plus lumineux mais le radium est toujours radioactif.
A 50 cm de distance, la radiation
gamma mesurée est encore de 0,35
µSv/h (microsieverts/heure). Le rayonnement naturel de
l'environnnement est de 0.10 µSv/h environ. Le
seuil de dangerosité est de 0.30.
Cliquer sur la photo de dr. pour
l'agrandir
NE PAS
OUVRIR CES INSTRUMENTS ET NE PAS MANIPULER LES
ÉLÉMENTS INTERNES. NE PAS STATIONNER PENDANT DES
PÉRIODES PROLONGÉES
À PROXIMITÉ IMMÉDIATE DE LEUR LIEU DE
STOCKAGE.
Portrait : Joachim Richter, Am Wald 2, Ende Erzbergerstr. 75 Karlsruhe
31. Matériel aéronautique divers.
Horloger connu pour sa
montre
automatique modèle 08/15 Military (photo
Maistero/Watch Lounge),
il fabriquait aussi jusqu'en 1945 des
lunettes de pilotage (photo
profifilm.de,
modèle 1935).
Modèle FK.16
(Führerkompass = compas de
pilotage).

Photos Henri Note
(Cliquer pour
agrandir) |

|
Fiche
technique
- Diamètre : 57 mm
- Poids : 206 gr
- Longueur : 60 mm
Le FK 16 est un produit développé et
fabriquépar
LUDOLPH. Il est également intégré dans
l'équipement de navigation pour nageurs de combat.
|
- B -
Portrait : Carl Bamberg était un fabricant allemand de
boussoles et compas aéronautiques à Friedenau
près de Berlin au début du 20e siècle
(pour en savoir plus, cliquer
ICI).
Voir aussi Boussoles de gousset.

Photos Horst
Kahnt - cliquer pour agrandir. |

|
Fiche technique
- Diamètre : 115 mm
- Hauteur : 84 mm
- Poids : g ?
Ce compas a équipé les
véhicules/aéronefs suivants: (?) |
Portrait : PIONEER INSRUMENT COMPANY fut créée en 1919.
Elle futr rachetée en 1928 par BENDIX Aviation Corporation,
New Jersey
(N.Y.). Pour plus d'informations, voir Wikipedia.

La plaque supérieure de la face avant sert à
fermer le logement de la lampe d'éclairage.
Photos Tony KING
(Cliquer pour les agrandir) |

Face arrière (connecteurs) |
AIRCRAFT COMPASS
MARK VIII - Type 1822
Fiche technique
- Largeur : 87 mm
- Hauteur : 80 mm
- Poids : 883 g
Marquages : BU. AERO. U.S. NAVY
F.S.S.C. No. : 33-C-800
Réf constr. (MFR'S Part No.): 1822-1-B
|
 |
Vue écorchée (Installation instr. disponible sur demande)
|
PIONEER
VEHICLE COMPASS - Type 1829
Compas utilisé dans toutes sortes de véhicules y
compris des chars de combat. Il aurait aussi été
installé dans des aéronefs mais nous n'en avons encore
aucune preuve.
Photos coll. part.
(Cliquer sur les images pour les agrandir) |
RADIOCOMPAS
L'instrument ci-desous n'est pas un compas
à proprement parler mais un indicateur
radiomagnétique. Son aiguille est couplée
à un moteur synchro qui est lui-même
raccordé (par la prise PL-118) à un autre moteur
moteur synchro connecté, lui, à un dispositif
sensible comme une boussole au champ magnétique terrestre
(type vanne de flux). Le bouton repéré VAR
permet de calibrer la couronne graduée en fonction de la
déclinaison magnétique, différente en
tous points du globe et variant dans le temps, en particulier lorsque
l'avion se déplace d'Est en Ouest. La déclinaison
magnétique est indiquée sur les cartes
aériennes qui permettent au pilote (ou au navigateur) de
prendre en compte cette variation au cours du vol.

(Cliquer sur les photos
pour les agrandir) |
 |
Radiocompas
Signal indicator I-82-A
Signal Corps U. S. Army
No. de série: 4771
Fiche technique
- Diamètre : 13 cm
- Profondeur : 9 cm
- Poids : 600 g |
- C -
Portrait : ...
Compassipedia ne
possède
aucune information concernant cette société.
Toute aide sera bienvenue. Cette entreprise est cordialement
invitée à contacter le conservateur.
Portrait : Frank Osborne Creagh-Osborne (1867/1943) était un
capitaine et inventeur anglais,
"Ingénieur en chef" pour les boussoles (Superintendent of
Compasses) auprès de l'Amirauté (voir son
portrait
ICI).
Ses diverses boussoles ont été
fabriquées par H.
Hughes & Son Ltd, Dent
& Co. &
Johnson Ltd, par Dent & Co. & Johnson Ltd ainsi que par
Sperry.
Il publia en 1916 un livret (en français) concernant
l'utilisation des compas dans les avions (
52 p., photocopie disponible sur
demande) dans lequel, il traite non seulement de
l'instrument
intégré dans la planche de bord mais
également des boussoles utilisées par
l'observateur navigant
attachées au poignet
par un bracelet (voir cette catégorie).
Voir aussi les catégories Boussoles à Main et
à Bracelet
|
Version
française du
manuel d'installation et d'utilisation (style et grammaire assez
approximatifs...)
(Cliquer
sur les photos
pour les agrandir)
|
Compas
de
planche de bord mod. 255 et 259
Boussole
d'observateur à bracelet mod. 261
|
Les
numéros indiqués sur les instruments (1148/17 et
17736/15) se réfèrent aux documents de demande de
brevet et à l'année,
c'est-à-dire 1915 (copies des
versions anglaises et françaises disponibles sur
demande).
Le compas décrit dans le brevet n° 17736 est le
modèle (pattern) 255/259. La numérotation a
commencé avec le n° 200 en 1913. Ces instruments
furent mis
en service dès 1915.

Le brevet n° 1148 décrit divers
modèles de boussoles à main et à
bracelet, à prisme et à amortissement liquide
présentées dans les catégories
correspondantes. |
|
Compas type
259
Photos tarte-a-la-creme
|
Fiche
technique
- Dimensions (h x l) : 152 x 135 mm
- Longueur hors tout : 108 mm
- Longueur boîtier seul : 89 mm
- Graduation: 360° par pas de 10°
- Amortissement liquide
- Poids : 805 gr

|
Vue de côté avec la plaquette
signalétique de HUGHES & SON Ltd.
|
Compas Type 5/17
Photos
mfc80
|
Fiche
technique
- Dimensions : ... x ... x ... mm
- Poids : ... kg
- Graduation : 360° par pas de 10°
- Capsule sèche
Ce compas à la technologie simplifiée
équipa entre autres les avions de type Sopwith
de la
RFC/RAF au cours de la 1ère G.M. Le sigle 5/17 renvoie au
mois
de mai 1917, date de son introduction en série. Il fut
fabriqué en plus de 50.000 exemplaires.
|
- D -
Portrait : Gaston-Jules DALOZ (domicilié
à Ramerupt, Aube) fit breveter en août 1910
(n° 419.682) un système permettant d'observer le
défilement du sol sous l'aéronef au travers de la
rose transparente (feuille de mica)
d'un compas équipé d'une aiguille d'aluminium
orientée sur l'axe (le cap)
de déplacement. Le compas était muni d'un
objectif d'appareil
photographique placé au fond du boîtier conique.
Le but
était d'observer le déplacement des objets
situés
au sol (arbres etc.) selon une ligne parallèle à
l'aiguille
de cap.
Il fut complété en plusieurs points par le biais
d'un
additif dès novembre 1910, précisant
entre autres qu'on pouvait remplacer l'aiguille d'aluminium par des
lignes
paralèlles gravées sur une glace
réglable en rotation.
Ce dispositif fut ensuite perfectionné au
mois de mai de l'année suivante par Abel-Louis DOIGNON*
(n° 431.275, amortissement liquide, réglage rapide
etc.).
Malgré toute sa mécanique, ce système
permettait
uniquement de caler (avant le départ) un angle de cap par
rapport à un équipage magnétique mais
la rose
n'indiquait aucun point cardinal. Le pilote devait
posséder en plus un compas de secours.
* Voir ausssi la boussole à main Doignon

Le brevet
d'origine Daloz
(chemise: 240 x 315 mm) |
Version d'origine du compas DALOZ
|

Version évoluée du brevet DOIGNON
|
Portrait : Deperdussin était une
société française
de construction aéronautique (voir Wikipedia) sise 19, rue
des Entrepreneurs, Paris.
Cet instrument de conception très inhabituelle fut
inventé
par Gaston Emile Colombel (50, rue de Moscou, Paris - brevet
n°... de ... / version anglaise 26.282, 1912). Il a
équipé les avions
énumérés
ci-après lors de traversées de la Manche
dont trois
dans le brouillard (Biélovucie sur
Hanriot, Moineau
sur
Bréguet,
Prévost sur
Deperdussin,
Guillaux sur
Clément).
La brochure-catalogue (13 p.,
copie
disponible sur demande)
contient aussi des extraits de lettres de remerciement
adressées
par les pilotes après les vols record suivants :
- Traversée des Alpes par Biélovucie en 1913.
- Coupe Pommery (1.129 km) remportée par Guillaux en avril
1913.
- Courses Paris-Amiens-Paris et
Circuit
Forézien
(400 km) remportées par Molla. Ce dernier fit aussi le
meilleur
temps sur la 1ère moitié de la course
sur hydravion
St. Malo-Jersey et retour malgré un
épais brouillard
(
lettre datée
de fév. 1913).
A. Védrines félicita l'inventeur Colombel au nom
des pilotes de l'aviation serbe.
Modèle MONODEP 1912
- Amortissement des vibrations par ressorts.
|
Modèle MONODEP 1914
- Montage à la cardan, limbe en
millièmes (1/4 de cercle = 1600)
Photos M. Collignon
(Cliquer
sur les images pour les agrandir) |
Fiche Technique - Principe
fonctionnel (fig.
brevet)
Boussole masquée intégrée dans un bol.
Rose verticale actionnée par engrenage,
marquée
seulement des points cardinaux (étoile rouge au nord).
Cap exact affiché à l'aide d'un index
mobile sur
le limbe fixe, gradué en 90° (ou
1600 millièmes). Cet index était
relié au
travers de la vitre par le biais d'un engrenage (rapport 1:4)
à un bras se terminant par une étoile rouge
servant
à
marquer la position du nord de la rose. Un
tour complet du limbe correspondait
par conséquent à un
quart de tour de la rose. Le cap
à suivre,
déterminé au sol d'après la carte,
était
affiché sur le compas et le pilote devait naviguer
en
superposant les deux étoiles rouges.
Le mod. 1914
comportait un éclairage intégré
à pile
(autonomie 6 h, remplaçable en vol). Sa rose
était divisée en quatre quartiers de
couleurs
différentes et désignée Cne
ROISIN du nom de son concepteur.
La déclinaison magnétique était
réglée au niveau de la fabrication ! Il est vrai
que les
avions de l'époque n'avaient pas encore une distance
franchissable nécessitant une adaptation en cours de trajet.
|
- H -
Portrait : Cette société ne doit pas
être confondue avec l'entreprise étatsunienne
(actuellement
intégrée dans Hamilton Sunstrand)
créée dans les années 1920 par Thomas
Foster Hamilton (28 juillet 1894 – 12 août 1969)
qui était un pionnier de l'aviation.
On nous a communiqué l'information suivante (lire la
version originale dans la version anglaise) :
'
Le compas à
cadran vertical de type Hamilton HI-400 n'est
pas un produit de la société Hamilton Standard.
Il fut inventé par "Ham" Hamilton qui travaillait
à Hobby Airport (Houston, Texas) au début des
années 1970. Il possédait à Hobby
Airport un petit atelier de réparation d'instruments
aéronautiques baptisé Hamilton Instruments. Je
connaissais "Ham" à l'époque parce que
travaillais comme technicien en avionique chez Associated Radio Service
Company, également situé à Hobby
Airport. "Ham" apporta son prototype à notre atelier pour
nous le présenter.
On l'a trouvé génial. La désignation
"HI-400" veut dire Hamilton
Instruments-400.
Hamilton a ensuite vendu son invention à Precision Airmotive
qui était aussi à Hobby
Airport. Ces compas sont toujours fabriqués mais je ne sais
pas par qui. Je suppose que "Ham" est ou très vieux ou qu'il
est déjà
décédé.'
(Cliquer
sur la photo pour l'agrandir) |
 |
Fiche
technique
- Dimensions : 70 x 60 x 50 mm
- Poids : 270 g
La
déviation peut être corrigée
à l'aide des deux vis à la base de la face avant:
- la vis de gauche (verte, en haut sur la photo ci-dessous) commande
l'axe nord-sud
- la vis de droite (jaune) commande l'axe est-ouest.
|
Portrait : (voir Marine, KELVIN - HUGHES)
- K -
Portrait : KEARFOTT est une entreprise étatsunienne qui
fabrique des instruments de vol (plus d'infos
ICI).
Le gyrocompas présenté ici est l'un des
constituants du système de navigation Kearfott N-1. D'une
très grande précision et de conception moderne,
il permettait de rallier deux points sur Terre par la distance la plus
courte possible (arc de grand cercle) car il prenait en
considération à la fois la courbure et la
rotation de la Terre pour corriger la position relative du gyroscope
dans l'espace (référence de verticale).
La rotation
de la Terre sous l'avion pendant le vol provoque une dérive
de
0,5°/h multiplié par le sinus de la latitude. Ceci
peut
être pris en compte en corrigeant les données
fournies par
le gyroscope d'une valeur de même importance de signe
inverse.
Ce système a été conçu vers
1948 et Kearfott l'a fabriqué en dix mille
exemplaires environ, tant pour l'USAF que pour l'aviation
commerciale.
Il y en a encore environ 500 en état de marche actuellement
(juillet 2009), avionnés par exemple dans des
avions de type Hercules C-130 ou dans les stocks de rechanges de
l'USAF.
(Source: ASTRONAUTICS Corp.
of
America)
Le cadran présente un compas (éch.
ext.)
et visualise la position
présente entre
l'équateur et l'un des pôles.
Ech. LATITUDE: hémisphère
nord: côté g., sud:
côté dr.
(Cliquer
pour agrandir)
Cap: 32° /
Latitude: 38° Nord
Boutons de réglage:
- en haut :
LATITUDE CORRECTION N-S
- en bas :
SYNCHRONIZER
|

Face arr. :
Connecteur et diagramme de raccordement
|
(Cliquer
pour agrandir)
Schéma fonctionnel du
système de navigation N-1 de base. L'instrument
(volumineux et lourd) exposé ici contient le gyroscope et
l'indicateur.
|
Fiche
technique
- Dimensions: 120 x 120 x 220 mm
- Poids : 4,5 kg
- Date de fabrication : années 1950 ?
- Plaque signalétique :
(Cliquer
pour agrandir)
|
Description : Normalement, la petite aiguille de l'échelle
des
latitudes est réglée sur "off" en mode
d'asservissement au signal magnétique naturel. En
mode "free gyro" (gyroscope non asservi), la petite aiguille
est réglée sur
la valeur approximative de la latitude présente de
l'appareil, ce qui corrige le gyroscope de la valeur de la
précession due à la rotation de la
terre (le mode
'Free Gyro' est le mode de fonctionnement normal dans les
régions polaires).
L'aiguille de latitude est réglée par le
navigateur et
n'indique pas une position. Il est souvent arrivé que
des navigateurs évoluant dans l'Antarctique
laissent la
mauvaise hémisphère (N au lieu de S) et doivent
ensuite effectuer
d'importantes corrections de cap !
La toute petite aiguille de l'indicateur "L / R"
représente la valeur du signal transmis par la vanne de flux
installée en bout de voilure ou sur autre partie du
fuselage.
Cette aiguille va sans cesse osciller en fonction du champ
magnétique terrestre.
(Source: Breckinridge
S. Smith - Major de l'USAF en retr.)
- L -
Portrait : La Société des
établissements HENRY-LEPAUTE (11, rue
Desnouettes, Paris XVe) produisait des montres depuis
le 19e s. et par la suite
de nombreux équipements optiques et électriques.
Ce type de compas (breveté en 1910, n° 407.416) se
distingue par sa rose qui tourne prisonnière entre deux
pivots, celui de dessus étant réglable en hauteur.
Portrait : W. LUDOLPH GmbH & Co. KG (Bremerhaven) est une
société allemande qui produit des compas pour la
marine et l'aéronautique
(pour en savoir plus, cliquer
ICI).
La fabrication de compas aéronautique date du
début du 20e s. En 1906, elle fut la première
société allemande à fabriquer des
compas pour les dirigeables du comte Zeppelin. Ses compas ont
équipé plusieurs types d'avions civils et
militaires jusqu'en 1945 (
Dornier
Do X,
Junkers
Ju 52, Focke-Wulff Fw 200).
Le code industriel de LUDOLPH pendant la 2e G.M. était ...?
Après une pause obligée due aux destructions de
la guerre et aux conditions de la capitulation, la production des
compas reprit en 1959.
Exemples de compas anciens : FK 6, FK 10, FK 13
(FK =
Führerkompass
= compas de pilote)
Voir aussi la catégorie COMPAS DE MARINE.
|

(Photos
www.spitfirespares.com) |
Modèle
FK 10/32
Fiche technique
- Compas du Junkers 52

Plaque signalétique |
- N -
Nous voulons aborder ici de manière superficielle un sujet
très vaste pour donner un aperçu de sa
complexité.
Comme en haute mer, le compas n'est ici que l'un des outils
permettant d'assurer la navigation. Les navigateurs, qui ont
aujourd'hui disparu des postes de pilotage, étaient en
mesure de
faire le point,
c'est-à-dire de mesurer la longitude et la latitude de leur
position tout comme les capitaines des navires à l'aide d'un
chronomètre de précision et par l'observation des
astres.
Les appareils long-courriers étaient
équipés d'un
instrument optique fonctionnant comme un sextant (
photo de droite)
et dont la partie supérieure traversait le panneau
supérieur du fuselage. La vitesse de deplacement d'un avion
étant plusieurs dizaines de fois plus grande que
celle d'un
bâtiment de surface, les calculs devaient être
effectués beaucoup plus rapidement pour être
utiles. Avant
que les calculateurs électroniques modernes eussent
pris le
relais (et nous ne parlerons ici même pas du
GPS !), on faisait
appel à divers instruments dont nous montrons quelques
exemples "exotiques" dans le tableau ci-dessous.
Pour les vols au-dessus des terres émergées, on
utilise
les signaux émis par des systèmes de
référence artificiels (balises radio de type VOR,
voir
Wikipedia) qui sont pris en compte par les
radio-compas
(ex. :
Bendix,
UGR-4).
En raison du déplacement très rapide de la
position
présente du véhicule dans le champ
magnétique, on
utilise un dispositif appelé
vanne de flux
(
flux valve ou gate
en anglais) placé en un point de
l'aéronef non
soumis aux perturbations causées par
les masses
métalliques installées à bord
(moteurs, armement).
Ce capteur mesure la direction du champ magnétique
terrestre et retransmet cette information sous forme de signaux
électriques à un
gyro-compas (ex.
:
Siemens & Halske,
Kearfott).
Pour le cas où ces systèmes
électromécaniques ou électroniques
deviendraient
inopérants, tous les avions sont
équipés en outre
d'un
compas
de secours mais dont la précision est
très aléatoire (voir aussi
HAMILTON
Instr.).
Sous l'influence d'un vent latéral, un aéronef
s'écarte de la
route théorique, il
dérive. Nous montrons ci-dessous des exemples d'outils
servant
à calculer cette dérive pour pouvoir corriger le
cap au
niveau du pilotage en fonction de la force et de la direction du vent.
Exemples : règle à calcul circulaire allemande
dite
Dreiecksrechner
type DR3 (
Wehrmacht,
1943), règle
circulaire intégrée dans un
boîtier fixé à la cuisse type
NPL et outil
yyyyyy triangulaire (URSS),
règle à calcul russe
utilisée
par l'armée populaire de l'ancienne Allemagne de
l'Est
(NVA).
(Sauf
indication contraire, toutes les photos sont de K.
Pätzold (Cliquer pour les agrandir)
Règle
à calcul circulaire (Dreiecksrechner) DR-3,
Wehrmacht, 1943

Fabricant : Dennert & Pape, à comparer avec
le modèle de K.
E. Tröger (Photo M. Dick)
|
Règle
à calcul circulaire intégrée dans la
planchette de cuisse russe type NPL


|
Outil
de calcul de la dérive utilisé dans
l'Armée Rouge (URSS) avec son mode d'emploi
|
Règle
à
calculer la dérive, version en anglais,
modèle
utilisé en RDA et son mode d'emploi en russe.
|
- P -
PIONEER
(Aucune information disponible)
- R -
Radiation, radioactivité, rayonnement
nucléaire
La peinture autoluminescente utilisée pour les
repères sur les instruments fabriqués entre les
années 1910 et 1950 environ contenait
généralement du radium. Cliquer
ICI
pour lire l'article concernant le danger dû au
rayonnement nucléaire.
Un radio-compas indique la direction du nord géographique
indiquée par correction du signal électrique
transmis par une vanne de flux ainsi que la position d'une ou
plusieurs balises radio omnidirectionnelles (VOR).
Exemples: voir
BENDIX (USA),
UGR-4 (anc.
Union Soviétique)
- S -
 |
Compas de secours
Nom du fabricant non indiqué
– Date de fabrication : APR 82.
La déviation peut être compensée
à l'aide de deux vis masquées par une plaquette
à la base de la face avant :
la vis de gauche commande l'axe nord-sud et la droite l'axe est-ouest.
Fiche technique
- Dimensions : 70 x 60 x 60 mm.
- Poids : 240 g. |
Portrait : Siemens & Halske était le nom de la
société allemande fondée en 1847 par
Werner von Siemens et Johann Georg Halske appelée
Telegraphen-Bauanstalt von Siemens & Halske et
située
à Berlin.
Le Cybermusée des Boussoles et Compas ne possède
aucune autre information concernant cette
société. Toute aide sera bienvenue. Cette
entreprise ou son successeur est cordialement invitée
à contacter
le conservateur.
Compas gyromagnétique (
Kurskreisel)
Lku4, Siemens & Halske,
année de fabrication 1943-1945. Cet instrument
équipait la planche de bord des appareils allemands Junkers
Ju 52 et Ju 88 capables de voler sans visibilité (IFR).
Extrait de la notice d'équipement originale
"D.(Luft)T.5404", éd. de janvier 1943 :
"L'échelle supérieure est celle de la rose du cap
présélectionné. Sa valeur est
affichée au travers d'un moteur électrique
asservi à une vanne de flux. L'échelle
inférieure est celle du cap présent
affiché par le biais d'une centrale gyroscopique."

(Cliquer sur
la photo pour voir une vue détaillée des
faces avant et arrière) |

La gravure montre le poste de pilotage du Junkers JU 88. Le
Lku4 est
surligné en rouge au sommet de la planche de bord.
(Cliquez sur la
photo pour l'agrandir) |
Fiche
technique originale en
allemand
datée de mars 1940:
(Cliquer sur la
photo pour l'agrandir)

Fiche technique
- Dimensions: 160 x 130 x 120 mm
- Poids : 2,6 kg |
Portrait : voir dans Wikipedia SPERRY GYROSCOPE.
- U -
Portrait : radio-compas de fabrication russe (Union
soviétique).

Photos
K. Pätzold
|

Plaquette signalétique : YGR-4 Yk Seria 3
(Cliquer pour agrandir)
|
Fiche technique
- Diamètre : mm
- Poids : kg
- Marquage : KURS - RP (?)
|
- V -
Portrait : ancienne Société française
fondée en 1832 par Th. Vion (pour en savoir plus, cliquer
ICI).
Le Cybermusée des Boussoles et Compas ne possède
aucune autre information concernant cette
société. Toute aide sera bienvenue. Cette
entreprise ou son successeur est cordialement invitée
à contacter le conservateur.
Selon le manuel (daté de ...?), VION produisait des
compas
à rose cylindrique verticale de trois types
et tailles
différentes :
- types V.31 de 60 mm de diamètre pour avions de
chasse et T.31 pour avions de tourisme,
- type Q.S.C.V.29 de 85 mm de diamètre pour avions de
reconnaissance et de bombardement, les avions postaux et les avions de
transport de moyenne importance,
- type G.N.R.V.30 de 120 mm de diamètre pour les avions gros
porteurs de bombardement et de transport.
- X -
Les photos suivantes présentent des compas sans nom de
fabricant.

Photo A.
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