Le
développement de la boussole est décrit
succinctement dans le
chapitre DIVERS/Histoire. En ce qui concerne l'histoire
particulière du compas de marine, nous conseillons
l'excellent ouvrage d'Alan Gurney (
COMPASS)
paru en 2004 chez Norton. Nous ne connaissons pas de version en
français. Seule une traduction en allemand a
été
publiée chez Delius Klasing en 2010.
Concernant la mise au point des compas équipant les
navires à coque métallique, le livre
Steady as she goes
(A. E. Fanning, 1986) fait l'historique de leur
développement
par le biais du portrait du Département des Compas de
l'Amirauté de la Royal Navy (GB). Nous ne
possédons
pas d'informations concernant le développement de ces compas
en
France. Merci de nous indiquer les ouvrages s'y
référant.
- A -
Portrait : Ancienne direction de la Marine de guerre
britannique (Royal Navy).
L'Amirauté avait un département
dédié au
développement des compas, créé en
mars 1842. Il était dirigé par un Superintendent
of
Compasses dont les plus célèbres furent
Johnson,
Creak, Chetwynd, Creagh-Osborne etc. Son histoire est
retracée
en détail dans le livre
Steady
as she goes
(A. E. Fanning, 1986). Il était
également responsable des compas aéronautiques au
début du 20e s. La direction (Board of Admiralty)
fut abolie en 1964 et ses attributions
transférées
au Minisère de la Défense
(Ministry of Defence).
Portrait : ancienne société
étatsunienne
(pour en savoir plus, cliquer
ICI).
A voir également, les boussoles de gousset,
à bracelet
et à agrafe.

(Cliquer sur la photo
ci-dessus pour l'agrandir)
Photos J. Houcke
|
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Course
Monitor no. 92 (1958) - Fiche
technique
- Dimensions (hauteur x diamètre socle) : 13 x 11
cm
- Poids : env. 500 g
- N° de série des pièces : P-4549
et P-4551
- Graduation : Pas de divisions ni de points cardinaux mais
uniquement six lettres espacées de 60° : ABCXYZ. Le
Y pointe vers le Nord.
La position de l'index orientable peut être
corrigée de +/-30°. Les abréviations des
axes
directionnels Nord-Sud et Ouest-Est (NS et EW) servant au
montage sont
gravées
sur le socle à 90° l'une de l'autre.
Description détaillée disponible sur demande.
NOTA
: Cet
instrument était censé être
utilisé en
complément du compas normal (n° 90). Une fois le
navire
aligné sur le bon cap, il suffisait de placer l'index sur la
lettre la plus proche et de ne plus se soucier que de cette indication.
Ce fut sans aucun doute un immense succès commercial...
|
Portrait : Entreprise allemande (vous trouverez plus de
détails
ICI).
Voir aussi Boussoles à bracelet et à main.
Cet instrument est apppelé
un taximètre. Ce n'est pas un compas. Il est
constitué d'une couronne fixe, graduée en
degrés de 0° à 360° dans le sens
horaire (sens des aiguilles d'une montre) le 0°
étant placé dans l'axe du navire sur l'avant. Sur
cette couronne est placée une alidade (viseur permettant de
viser un amer ou un mobile tout en lisant la graduation). Le
taximètre est
un instrument simple, ne nécessitant aucune
énergie et permettant de relever le gisement de tout mobile
et d'en déduire s'il y a route de collision avec ce mobile
ou non. Il est fréquemment placé sur chaque
aileron de passerelle.

(Cliquer sur les photos
pour les agrandir)
|

Photos Holger "beutelbuch*de"
|
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Taximètre
(pelorus en
anglais)
Fiche
technique
- Dimensions (L x H): env. 20 x 20 cm
- Diamètre disque gradué : 15 cm
- Poids: ...?
- Fabricant : Askania VEB (anc. Allemagne de l'Est) entre 1948-1954
|
- B -
Portrait : Carl Bamberg était un fabricant allemand de
boussoles et compas aéronautiques à Friedenau
près de Berlin au début du 20e siècle
(pour en savoir plus, cliquer
ICI).
Voir aussi boussoles de gousset et compas aéronautiques.
Portrait : Francis Barker & Son était
une société anglaise
(pour en savoir plus, cliquer
ICI)
Voir aussi les boussoles à main, à bracelet, de
gousset et topographiques.

Gravure extraite du catalogue de
1930
Compas de marine à rose sèche ou dans bain
d'huile en coffrets en chêne - 1ère
moitié du 19e s.
|
NOTA : ce compas est extrêmement rare, sinon une
pièce unique. Il a été
réalisé par Francis Barker à
l'âge de 15 ans pendant son apprentissage. On peut encore
voir au dos de la rose sa signature et même ses empreintes
digitales dans la cire servant à équiliber la
rose. |

(Cliquer sur les photos
pour les agrandir)
Photos Trade-Mark-London
Fiche technique
- Coupelle et cardan : laiton
- Pointe : acier ou iridium
- Pierre : saphir ou agate
- Diamètre (rose) :
75 mm à 200 mm env. |
Portrait : Ancien fabricant marseillais.

Photo
Jaypee - Musée de la Marine, Marseille |

Vue de détail de la rose
(Cliquer
pour agrandir)
|
Fiche
technique
Période de fabrication : milieu 18e s.
- Graduation : rhumbs/aires de vents - voir POINTS CARDINAUX
|
Portrait : abréviation de Bianchetti Electronique Navigation
- voir ci-dessous .
(Voir aussi la
catégorie Boussoles à bracelet)
Portrait : Société française
(pour en savoir plus cliquer
ICI).
Selon
un encart publicitaire publié au début
du
20e siècle dans la presse Marseillaire, elle
était spécialisée dans le calibrage
des compas sur
les navires en fer.
La raison sociale fut transformée en
B.E.N. en 1962.
Photo Jaypee - Cliquer pour
agrandir
|
|
Fiche
technique
|
- C -

Portrait : Girolamo Cardano (né
à Pavie en 1501 - mort à Rome vers 1570)
était (entres autres spécialités) un
médecin et ingénieur italien qui inventa le
système de suspension à deux anneaux
concentriques
qui porte son nom permettant de compenser les mouvements de roulis et
de tangage sur les compas de marine ou
aéronautiques (pour
plus de détails concernant le système
d'articulation
à la cardan, consulter Wikipedia).
Des boussoles présentant ce type de suspension ont aussi
été réalisées pour d'autres
utilisations.
Exemples :
boussole
de gousset (N & Z),
mouchard
(Steward),
tabatière
(N & Z ),
boussole
de mineur (Secrétan),
breloques (photo ci-contre) etc.
Photo
de dr. (TML) - Cliquer sur l'image pour visualiser une configuration
fonctionnelle.
Fiche techn. : Diam. boîtier
sphérique : 19,5 mm ; diam. rose nacre :
11,5 mm ; poids : 12 g.
Portrait : Entreprise britannique (plus d'information
ICI)

Photo Michael Curtis
(Cliquer
pour voir une vue plein écran - attention : longue
durée de chargement)
|
Catalogue
(1876)
Photo du catalogue ouvert aux pages consacrées aux compas de
marine. |
Portrait : Le capitaine Louis Wentworth Pakington Chetwynd (15
décembre 1866 - 18 avril
1914, domicilié à Coombe Neville,
Kingston-on-Thames, Surrey) fut Superintendent of Compasses au
sein l'Amirauté
britannique au
début du 20e s. Il finit de mettre au point et fit breveter
un
système de compas sur la base de projets
antérieurs
(Crow, Creak). En particulier le diamètre réduit
de la
rose dans la cuve permettait d'éliminer un défaut
inhérent aux
premiers compas à amortissement liquide
appelé
swirl
error
(mauvais positionnement de la rose par suite
du mouvement du
liquide au cours de manœuvres rapides). En 1912, il
devint managing director de Dent & Co. and Johnson
Ltd.
Voir aussi la section Boussoles à bracelet.

(Cliquer pour agrandir)
|

|
Fiche technique
Gravures tirées du livre
Der
Kompass (A.
Schück, 1911)
|
Portrait : Compas chinois du XIXe s. Description
des 24 rhumbs tirée de la
Lettre
à M. le Baron A. de Humboldt (J. Klaproth, p.
103 et svt. accessible en ligne
ICI)
:
" Ces
Tcheou
sont désignés par les
douze
caractères du cycle de
douze*, par
huit
caractères du cycle de dix signes** (voir tableau
ci-dessous) et par
quatre
des huit
koua.
"
* Division traditionnelle des
boussoles
japonaises.
** Nota : Klaproth les a
repérés à l'aide
d'un astérisque (voir tableau ci-dessous). Les deux signes
non
utilisés sont Ki (...?) et Wou (...?).

Photo Jaypee - Musée de la Marine, Paris
(Cliquer
pour agrandir)
|
Fiche technique
Dimensions
- Diamètre : env. 150 mm
- Hauteur : env. 100 mm
- Divisions : 24 rhumbs appelés Tchéou
(voir aussi DIVERS
/ Points
cardinaux et Tradition
chinoise)
|

Tableau des 24 Tchéou.
(Klaproth,
Lettre à M. le baron
A. de Humboldt)
|

Le cycle de 10 signes célestes
(Mathews'
Chinese - English Dictionary
© 1931 - 18th Edition 1996 - Appendix III - pages 1165
à 1180)
|
Portrait : Clement Clarke était un opticien britannique qui
fabriquait des microscopes et de nombreux autres
équipments médicaux.
La société avait
été créée en 1917
(Wigmore Street,
London). Clarke a aussi signé la même
année des
boussoles de gousset* de type Mark VI probablement
réalisées en réalité
par F. Barker
& Son ou un autre facteur de boussoles comme Dennison. La
société prospéra et fut reprise en
1986
par Boots
Plc puis en 1989 par Haag-Streit AG
de Berne (Suisse).
* Voir
www.compasscollector.com

(Cliquer sur la
photo pour l'agrandir) |
Compas
de relèvement
Fiche technique
- Dimensions (approx.): 150 x 150 x 70 mm
Instruments
- Système de visée : deux plaquettes verticales
percées chacune d'un trou de visée,
fixées au devant des parois latérales, deux
niveaux à bulle, une longue-vue repliable en deux
éléments. Réglette
grossièrement graduée sur le devant.
NOTA: Ce compas de relèvement est une reproduction
contemporaine très grossière. Cela se
voit immédiatement
à des détails comme la pointe rouge vif de
l'aiguille
aimantée et la chape (pierre) verte au centre. Par ailleurs,
la pointe arrondie du clinomètre ne permet pas
une mesure précise ! Il est très peu
vraisemblable que
Clarke ait jamais
réalisé un instrument
de ce type pour la bonne raison que ce système
assez
primitif est antérieur à la date de
création
de la sté Clarke.
Voir aussi dans le menu le point DIVERS / Imitations.
|
Portrait : Le capitaine Ettrick William Creak a
été inspecteur
général des compas (Superintendent of
Compasses) de l'Amirauté britannique. Il
développa dans les années 1880 un compas
à amortissement liquide qui était bien
meilleur que celui à carte sèche de Sir William
Thomson mais il ne résssit pas à l'imposer comme
compas standard de la flotte anglaise du fait du lobbying intense de ce
dernier. Ce compas fut finalement mis au point, breveté et
introduit par Chetwynd.
Portrait : Francis Crow était un horloger et
orfèvre
de Faversham
(Kent, Royaume-Uni). Il déposa en 1813 un brevet
(n°
3644) décrivant un compas dans lequel la rose des vents
était peinte sur un flotteur en forme de lentille. Cette
solution absolument révolutionnaire
et préfigurant
les compas actuels ne fut cependant pas suivie d'effets
immédiats. Ce n'est que 50 ans plus tard que
Ritchie la
réalisa aux USA. L'amirauté
britannique manqua plusieurs fois l'occasion
d'équiper ses navives de ce type de compas.
Le compas de CROW
Figure et description extraites du brevet
(Cliquer pour agrandir)
|
Fiche
technique
A - Cuvette en cuivre emplie d'alcool
B - Flotteur (lentille) en cuivre dont la face supérieure
représentait la rose des vents
C - Aiguille magnétique
D - Verrine de fermeture
E - Anneau de cuivre ring maintenant le flotteur centré
F - Poids maintenant le flotteur en position horizontale et
destiné à ajuster sa flottabilité
c'est-à-dire une pression de friction au niveau du pivot
égale à env. 36 gr. (24 grains troy)
G - Repère de pilotage (correspondant à la ligne
de foi)
H - Articulation de cardan
I - Cone creux
J - Pivot riveté sur une rondelle de cuivre et
collée sous la verrine. |
- D -
Portrait : Initiales de la sté D. C. ? Logo an
anchor and the initial lettters
Portrait : Entreprise britannique fondée en 1814
par Edward John Dent 1814
Voir l'histoire complète sur le site www.dentlondon.com qui
ne traite cependant que des horloges...
Voir aussi le compas aéronautique Pattern 259
conçu par le
Capitaine
Creagh-Osborne.
Le modèle (pattern) 24 est le plus ancien et date
d'environ 1890/1900. Il s'agit du premier modèle
à
amortissement liquide officiellement adopté pour le
service
par la Royal Navy.
Il fut tout d'abord introduit sur les torpilleurs à
vapeur
de l'époque. Le pattern 24 est historiquenent
important car
il brisa le quasi-monopole qu'avait détenu la rose
sèche
de Kelvin pendant de nombreuses années.
Le Pattern 182 est un compas d'embarcation
antérieur au 24
mais pas sous cette forme qui contient la rose modifiée par
Chetwynd, un peu plus petite et qui date lui aussi
d'environ 1900.
Le 3ème modèle
présenté ci-dessous est
aussi un compas d'embarcation mais date d'environ 1870.
Pattern 24

(Photos
Nick Godridge - Cliquer pour les agrandir)
|
Instructions
apposées dans le couvercle

|
Fiche
technique
- Diamètre compas : mm
- Dim. caisse : mm
Le symbole (trident) de l'armée britannique sur la caisse de
transport et de stockage

|
Pattern 182

|
Instructions
collées à lintérieur sur la porte

|
Fiche
technique
- Diam. compas : mm
- Dim. h.t. habitacle : mm |
Compas d'embarcation

|
Face arr.

|
Fiche
technique
- Diam. compas : mm
- Dim. h.t. habitacle : mm |
Depuis que l'on fabrique des navires à coque
métallique
(milieu du
19e s.), une table de correction de la déviation
est devenue nécessaire pour pouvoir tenir un cap
magnétique malgré la déviation du
compas
causée par les masses métalliques.
D'après
l'exemple antique ci-contre, le barreur doit diriger son bateau vers
le SO
au compas pour tenir un cap magnétique OSO (source
: Alan
Gurner,
COMPASS).
Exemples de tables contemporaines : cliquer
ICI. Pour plus de
détails consulter le site
Les Cours Marins.
Cliquer sur la gravure de droite
pour l'agrandir
Portrait : Emile Marin DUCHEMIN (11, rue de la Bienfaisance, Paris)
avait développé et fait breveter le 30 janvier
1874 ce compas de marine appelé BOUSSOLE CIRCULAIRE.
Le principe consistait à magnétiser un ou
plusieurs cercles concentriques et reliés par un barreau en
matériau amagnétique. Il compléta et
précisa les variantes de ce brevet une dizaine de fois au
cours de l'année, ajoutant plus tard des aimants
placés aux points cardinaux.
Il écrivit un livre relatant les expériences
faites avec en mer. Ce compas est cité dans
Der Kompass
(Schück, 1911) qui fait un inventaire quasi complet des
instruments réalisés jusqu'à cette
date (voir
DIVERS / Bibliographie).
Dans un livre intitulé "La Boussole" (1885 - voir DIVERS /
Bibliographie) l'auteure cite cet instrument comme
étant l'invention la plus récente en la
matière : "
M. Duchemin a proposé de
remplacer l'aiguille par
un cercle d'acier trempé. Cette nouvelle boussole
appelée circulaire (...) expérimentée
à bord de plusieurs bâtiments, donna les meilleurs
résultats et d'après les rapports officiels, la
sensibilité du cercle aimanté est très
supérieure à celle de l'aiguille. Deux navires
possèdent aujourd'hui des compas circulaires et l'un d'eux a
même entrepris (...) un grand voyage de circumnavigation."
NOTA : Ces photos sont celles d'un instrument en piteux état
vu chez un antiquaire parisien. L'objet est monté tel un
ostensoir sur un pied ou une poignée en marbre.
E - F
Un barreau de
Flinders (du nom du chercheur et navigateur anglais
Matthew
Flinders, 1774-1814) est une barre de fer doux
employée dans la compensation des
compas pour réduire certaines déviations
causées par les masses métalliques du navire
(armement, moteurs etc.) Pour plus de détails, voir
WIKIPEDIA.
Matthew Flinders avait consigné ses observations dans un
rapport adressé en 1812 à l'Amirauté
britannique
(le livre en
anglais COMPASS
d'Alan Gurney 2004, retrace l'histoire du développement des
compas de marine - seule une traduction en allemand faite en 2010 est
connue).
Photo de dr. : Barreau de
Flinders devant un habitacle de
compas KELVIN.
- G -
Gyrocompas
Un gyrocompas est un dispositif à mouvement gyroscopique
servant
à conserver à un système indicateur de
direction
(rose des vents) une position stable malgré les mouvements
du
véhicule porteur (navire, aéronef, etc.).
Certains gyrocompas peuvent être asservis à un
signal
émis par un senseur de champ magnétique terrestre
(vanne
de flux).
Ces systèmes ne font pas l'objet du présent
musée
qui est uniquement consacré aux systèmes purement
magnétiques.
- H -
Habitacle
Meuble servant à protéger un compas des
influences
magnétiques extérieures (voir barreau de
Flinders) et
à placer la rose des vents à une hauteur
suffisante pour
être pouvoir être surveillé en
permanence par
l'homme de barre.
Exemples : DENT, KELVIN, PLATH.
Portrait : Ancienne entreprise parisienne (pour en savoir plus
cliquer
ICI).
Houlliot et
Vion
s'étaient partagé le marché pour ne
pas se faire de concurrence.
Voir aussi boussoles de gousset,
DESOMBRE.
Gamme des produits
selon le catalogue de l'Industrie
Française des Instruments de Précision,
édition
1901-1902
|
Carte de visite grand format (130 x 84 mm)
(Cliquer sur
les
photos pour
les agrandir)
|
Compas
de cabine
(Apparaît dans le catalogue de la Sté des
Lunetiers, 1932)
Fiche technique
- Diam. de la rose : livrable de 30* à 120 mm
(* voir la catégorie Boussoles de gousset)

Photo
Michel Collignon
|
I - J - K

Portrait : La
société Kelvin Hughes
Ltd fut créée en 1947 par la fusion des
fabricants d'instruments scientifiques Henry
Hughes &
Son
Ltd, London, England d'une part et de
Kelvin Bottomley
& Baird Ltd,
Glasgow,
Scotland. Le logo de l'un des prédécesseurs
(White,
Bottomley, Thomson) représentait les trois initiales WBT
placées sur le symbole du Yin-Yang (voir photo de dr. et WBT
dans la cat. boussoles à bracelet).
(Lire l'histoire
complète dans Wikipedia - "Kelvin Hughes" et www.kelvinhughes.com).
William
Thomson
(annobli plus tard:
Lord
Kelvin of Largs) était un physicien
(voir WIKIPEDIA). Il est en particulier devenu
célèbre
pour l'habitacle à système de compensation du
compas
à deux boules de fer doux et sa rose de compas
extra
légère. Elle était
évidée en son milieu, suspendue à 32
fils (S) et
équipée de huit batônnets
magnétiques (M) dans la version de base (dessin de g.). Une
version
améliorée possédait 14 aimants pour
mieux contrebalancer les effets du tir des canons et par forte
mers
(photo de dr.).
Pour plus de détails et d'images, consulter
Land & Sea Collection.
Elle fut (trop) longtemps utilisée dans la marine royale
britannique par suite d'un intense lobbying, même
après qu'il fut démontré
que les compas à rose amortie
par liquide étaient bien plus fiables et adoptés
entre auutres par la marine étatsunienne.
Documents en anglais:
-
Terrestrial Magnetism and the Mariner's
Compass (par W. Thomson).
-
Instructions
for the adjustment of Lord
KELVIN'S PATENT
COMPASS (36
pages, photocopie disponible sur demande)
Il
fut
également partenaire de plusieurs industriels qui
fabriquaient
les compas de son invention.
Ce terme désigne en fait les forces navales allemandes du
IIIe Reich entre 1935 et 1945. Auparavant elle s'appelait la
Kaiserliche Marine
(marine impériale) créée en 1871. Les
compas utilisés dans la marine de guerre allemande
étaient
repérés par un symbole de
l'état (couronne de l'empereur ou aigle et croix
gammée svastika) au-dessus de la lettre
M (marine).
Pendant l'entre-deux guerres (République de Weimar,
1919-1935), l'Allemagne n'avait pas le
droit d'entretenir une marine de guerre mais les compas
étaient repérés
de manière identique avec une aigle très proche
du
dessin actuel.
Sous le IIIe Reich (1935-1945), le marquage pouvait comprendre le mot
Kriegsmarine, un
n° de référence et le nom du fabricant ou
son code à trois lettres.
Sur les bâtiments de la
Bundesmarine
actuelle (depuis 1956), les compas sont repérés
par le
terme "Bundeseigentum" (Propriété de l'Etat
fédéral) et la référence
d'approvisionnement OTAN à 12 chiffres avec en plus parfois
le
nom du fabricant.
Les navires de l'ancienne
Allemagne
de l'Est
(RDA. 1949-1989), le marquage était "Eigentum der NVA"
(Nationale Volksarmee), c'est-à-dire
propriété de
l'Armée populaire).
Détails techniques: voir les compas BAMBERG ci-dessus
Cliquer
sur les illustrations pour les agrandir
(Photo Atlantikpirat/guntherprien47) |
Gravure
au dos d'une
boussole de poche ayant probablement appartenu à un
capitaine de
ballon dirigeable (Zeppelin) pendant la 1ère G.M
(détails: voir la boussole de gousset BAMBERG).
(Photo Andrew N.)
|
1933-1945: Symboles du IIIe Reich et le logo de
PLATH, un
marin faisant une visée avec un sextant.
Description: v. PLATH ci-dessous
(Photo
Leonardo Signirole) |