COMPAS DE MARINE

Le développement de la boussole est décrit succinctement dans le chapitre DIVERS/Histoire. En ce qui concerne l'histoire particulière du compas de marine, nous conseillons l'excellent ouvrage d'Alan Gurney (COMPASS) paru en 2004 chez Norton. Nous ne connaissons pas de version en français. Seule une traduction en allemand a été publiée chez Delius Klasing en 2010.
Concernant la mise au point des compas équipant les navires à coque métallique, le livre Steady as she goes (A. E. Fanning, 1986) fait l'historique de leur développement par le biais du portrait du Département des Compas de l'Amirauté de la Royal Navy (GB). Nous ne possédons pas d'informations concernant le développement de ces compas en France. Merci de nous indiquer les ouvrages s'y référant.
A
ADMIRALTY (Amirauté de
    Grande-Bretagne)
AIRGUIDE
ASKANIA
B
BAMBERG
BARKER
BAUDUF
B.E.N.
BIANCHETTI
C
CARAC
CASELLA
CARDAN (articulation à la ~)
CHETWYND
CHINE
CLARKE, Clement
Compas renversé (voir mouchard)
CREAK
CROW

D
D.C.
DENT
Déviation (table de ~ )
DUCHEMIN
E - F
Flinders (barreau de ~)

G
Gyrocompas
H
Habitacle
HOULLIOT

I - J
K
KADLEC
KELVIN HUGHES (compas Kelvite)
Kriegsmarine (marine de guerre allemande)

L
LE ROY
LUDOLPH
LYTH
M
MAGNAGHI
McGREGOR
MORIN
Mouchard
N
NEGRETTI & ZAMBRA

O
OBSERVATOR

P - Q
PLASTIMO
PLATH

R
Renard
RITCHIE
ROUX
S
SAURA
SESTREL
SIMMS
SISTECO
STEWARD
SUUNTO

T
THOMSON William
U V
VION
W
WILKIE
X - Y - Z

- A -

ADMIRALTY / Amirauté de la Royal Navy (GB)

Portrait : Ancienne direction de la Marine de guerre britannique (Royal Navy). L'Amirauté avait un département dédié au développement des compas, créé en mars 1842. Il était dirigé par un Superintendent of Compasses dont les plus célèbres furent Johnson, Creak, Chetwynd, Creagh-Osborne etc. Son histoire est retracée en détail dans le livre Steady as she goes (A. E. Fanning, 1986). Il était également responsable des compas aéronautiques au début du 20e s. La direction (Board of Admiralty) fut abolie en 1964 et ses attributions transférées au Minisère de la Défense (Ministry of Defence).

AIRGUIDE

Portrait : ancienne société étatsunienne (pour en savoir plus, cliquer ICI).
A voir également, les boussoles de gousset, à bracelet et à agrafe.



(Cliquer sur la photo ci-dessus pour l'agrandir)

Photos J. Houcke

Course Monitor no. 92 (1958) - Fiche technique
- Dimensions (hauteur x diamètre socle) : 13 x 11 cm
- Poids : env. 500 g
- N° de série des pièces : P-4549 et P-4551
- Graduation : Pas de divisions ni de points cardinaux mais uniquement six lettres espacées de 60° : ABCXYZ. Le Y pointe vers le Nord.
La position de l'index orientable peut être corrigée de +/-30°. Les abréviations des axes directionnels Nord-Sud et Ouest-Est (NS et EW) servant au montage sont gravées sur le socle à 90° l'une de l'autre.
Description détaillée disponible sur demande.

NOTA : Cet instrument était censé être utilisé en complément du compas normal (n° 90). Une fois le navire aligné sur le bon cap, il suffisait de placer l'index sur la lettre la plus proche et de ne plus se soucier que de cette indication. Ce fut sans aucun doute un immense succès commercial...
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ASKANIA

Portrait : Entreprise allemande (vous trouverez plus de détails ICI). Voir aussi Boussoles à bracelet et à main.

Cet instrument est apppelé un taximètre. Ce n'est pas un compas. Il est constitué d'une couronne fixe, graduée en degrés de 0° à 360° dans le sens horaire (sens des aiguilles d'une montre) le 0° étant placé dans l'axe du navire sur l'avant. Sur cette couronne est placée une alidade (viseur permettant de viser un amer ou un mobile tout en lisant la graduation). Le taximètre est un instrument simple, ne nécessitant aucune énergie et permettant de relever le gisement de tout mobile et d'en déduire s'il y a route de collision avec ce mobile ou non. Il est fréquemment placé sur chaque aileron de passerelle.



(Cliquer sur les photos pour les agrandir)



Photos Holger "beutelbuch*de"

Taximètre (pelorus en anglais)

Fiche technique
- Dimensions (L x H): env. 20 x 20 cm
- Diamètre disque gradué : 15 cm
- Poids: ...?
- Fabricant : Askania VEB (anc. Allemagne de l'Est) entre 1948-1954
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- B -

BAMBERG

Portrait : Carl Bamberg était un fabricant allemand de boussoles et compas aéronautiques à Friedenau près de Berlin au début du 20e siècle (pour en savoir plus, cliquer ICI).
Voir aussi boussoles de gousset et compas aéronautiques.


Modèle 1903
Vue en coupe lat.

(Cliquer sur les photos pour les agrandir)


Description (en allem.)

Source: Library of the University of Michigan (via Googlebooks ICI).
Fiche technique
- Hauteur : mm
- Diamètre : mm



Ce compas présente un  référence avec un simple "M" imprimé sur la rose. Le même type de compas présente la marque de la marine impériale gravée sur le côté (voir Kriegsmarine ci-dessous). Il a donc été réutilisé dans la marine marchande après la 1e GM.


Photos Ian Bell
(Cliquer sur les photos pour les agrandir)
Fiche technique
- Hauteur:
- Diamètre :
- Poids :
- Divisions : 360° pour lecture directe et imprimé inversé pour lecture au travers d'un prisme (voir dispositif de mesure de relèvement de PLATH).

Le nom de l'usine Berlin-Friedenau. Le nom et le logo du fabricant sont imprimés sur la rose (voir image de g.)

   
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BARKER

Portrait : Francis Barker & Son était une société anglaise (pour en savoir plus, cliquer ICI)
Voir aussi les boussoles à main, à bracelet, de gousset et topographiques.



Gravure extraite du catalogue de 1930

Compas de marine à rose sèche ou dans bain d'huile en coffrets en chêne - 1ère moitié du 19e s.


NOTA : ce compas est extrêmement rare, sinon une pièce unique. Il a été réalisé par Francis Barker à l'âge de 15 ans pendant son apprentissage. On peut encore voir au dos de la rose sa signature et même ses empreintes digitales dans la cire servant à équiliber la rose.


(Cliquer sur les photos pour les agrandir)

Photos Trade-Mark-London


Fiche technique
- Coupelle et cardan : laiton
- Pointe : acier ou iridium
- Pierre : saphir ou agate
- Diamètre (rose) :
75 mm à 200 mm env.
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BAUDUF, J. Pierre

Portrait : Ancien fabricant marseillais.



Photo Jaypee - Musée de la Marine, Marseille


Vue de détail de la rose

(Cliquer pour agrandir)
Fiche technique
Période de fabrication : milieu 18e s.
- Graduation : rhumbs/aires de vents - voir  POINTS CARDINAUX
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B.E.N.

Portrait : abréviation de Bianchetti Electronique Navigation - voir ci-dessous .
(Voir aussi la catégorie Boussoles à bracelet)

BIANCHETTI

Portrait : Société française (pour en savoir plus cliquer ICI).
Selon un encart publicitaire publié au début du 20e siècle dans la presse Marseillaire, elle était spécialisée dans le calibrage des compas sur les navires en fer.
La raison sociale fut transformée en B.E.N. en 1962.



Photo Jaypee - Cliquer pour agrandir


Fiche technique
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- C -

CARDAN (articulation à la ~ )

Portrait : Girolamo Cardano (né à Pavie en 1501 - mort à Rome vers 1570) était (entres autres spécialités) un médecin et ingénieur italien qui inventa le système de suspension à deux anneaux concentriques qui porte son nom permettant de compenser les mouvements de roulis et de tangage sur les compas de marine ou aéronautiques (pour plus de détails concernant le système d'articulation à la cardan, consulter Wikipedia).
Des boussoles présentant ce type de suspension ont aussi été réalisées pour d'autres utilisations.
Exemples : boussole de gousset (N & Z), mouchard (Steward), tabatière (N & Z ), boussole de mineur (Secrétan), breloques (photo ci-contre) etc.
 Photo de dr. (TML) - Cliquer sur l'image pour visualiser une configuration fonctionnelle.
Fiche techn. : Diam. boîtier sphérique : 19,5 mm ; diam. rose nacre : 11,5 mm ; poids : 12 g.
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CASELLA

Portrait : Entreprise britannique (plus d'information ICI)



Photo Michael Curtis
(Cliquer pour voir une vue plein écran - attention : longue durée de chargement)
Catalogue (1876)

Photo du catalogue ouvert aux pages consacrées aux compas de marine.
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CHETWYND

Portrait : Le capitaine Louis Wentworth Pakington Chetwynd (15 décembre 1866 - 18 avril 1914, domicilié à Coombe Neville, Kingston-on-Thames, Surrey) fut Superintendent of Compasses au sein l'Amirauté britannique au début du 20e s. Il finit de mettre au point et fit breveter un système de compas sur la base de projets antérieurs (Crow, Creak). En particulier le diamètre réduit de la rose dans la cuve permettait d'éliminer un défaut inhérent aux premiers compas à amortissement liquide appelé swirl error (mauvais positionnement de la rose par suite du mouvement du liquide au cours de manœuvres rapides). En 1912, il devint managing director de Dent & Co. and Johnson Ltd.
Voir aussi la section Boussoles à bracelet.



(Cliquer pour agrandir)


Fiche technique

Gravures tirées du livre
Der Kompass (A. Schück, 1911) 
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CHINE

Portrait : Compas chinois du XIXe s. Description des 24 rhumbs tirée de la Lettre à M. le Baron A. de Humboldt (J. Klaproth, p. 103 et svt. accessible en ligne ICI) :
" Ces Tcheou sont désignés par les douze caractères du cycle de douze*, par huit caractères du cycle de dix signes** (voir tableau ci-dessous) et par quatre des huit koua. "
* Division traditionnelle des boussoles japonaises.
** Nota : Klaproth les a repérés à l'aide d'un astérisque (voir tableau ci-dessous). Les deux signes non utilisés sont Ki (...?) et Wou (...?).



Photo Jaypee - Musée de la Marine, Paris
(Cliquer pour agrandir)
Fiche technique
Dimensions
- Diamètre : env. 150 mm
- Hauteur : env. 100 mm
- Divisions : 24 rhumbs appelés Tchéou

(voir aussi DIVERS / Points cardinaux et Tradition chinoise)


Tableau des 24 Tchéou.
(Klaproth, Lettre à M. le baron
A. de Humboldt)



Le cycle de 10 signes célestes
(Mathews' Chinese - English Dictionary © 1931 - 18th Edition 1996 - Appendix III - pages 1165 à 1180)
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CLARKE Clement

Portrait : Clement Clarke était un opticien britannique qui fabriquait des microscopes et de nombreux autres équipments médicaux. La société avait été créée en 1917 (Wigmore Street, London). Clarke a aussi signé la même année des boussoles de gousset* de type Mark VI probablement réalisées en réalité par F. Barker & Son ou un autre facteur de boussoles comme Dennison. La société prospéra et fut reprise en 1986 par Boots Plc puis en 1989 par Haag-Streit AG de Berne (Suisse).
* Voir www.compasscollector.com



(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)
Compas de relèvement
Fiche technique
- Dimensions (approx.): 150 x 150 x 70 mm
Instruments
- Système de visée : deux plaquettes verticales percées chacune d'un trou de visée, fixées au devant des parois latérales, deux niveaux à bulle, une longue-vue repliable en deux éléments. Réglette grossièrement graduée sur le devant.

NOTA: Ce compas de relèvement est une reproduction contemporaine très grossière. Cela se voit immédiatement à des détails comme la pointe rouge vif de l'aiguille aimantée et la chape (pierre) verte au centre. Par ailleurs, la pointe arrondie du clinomètre ne permet pas une mesure précise ! Il est très peu vraisemblable que Clarke ait jamais réalisé un instrument de ce type pour la bonne raison que ce système assez primitif est antérieur à la date de création de la sté Clarke.
Voir aussi dans le menu le point DIVERS / Imitations.
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CREAK

Portrait : Le capitaine Ettrick William Creak a été inspecteur général des compas (Superintendent of Compasses) de l'Amirauté britannique. Il  développa dans les années 1880 un compas à amortissement liquide qui était bien meilleur que celui à carte sèche de Sir William Thomson mais il ne résssit pas à l'imposer comme compas standard de la flotte anglaise du fait du lobbying intense de ce dernier. Ce compas fut finalement mis au point, breveté et introduit par Chetwynd.

CROW

Portrait : Francis Crow était un horloger et orfèvre de Faversham (Kent, Royaume-Uni). Il déposa en 1813 un brevet (n° 3644) décrivant un compas dans lequel la rose des vents était peinte sur un flotteur en forme de lentille. Cette solution absolument révolutionnaire et préfigurant les compas actuels ne fut cependant pas suivie d'effets immédiats. Ce n'est que 50 ans plus tard que Ritchie la réalisa aux USA. L'amirauté britannique manqua plusieurs fois l'occasion d'équiper ses navives de ce type de compas.



Le compas de CROW
Figure et description extraites du brevet

 (Cliquer pour agrandir)
Fiche technique
A - Cuvette en cuivre emplie d'alcool
B - Flotteur (lentille) en cuivre dont la face supérieure représentait la rose des vents
C - Aiguille magnétique
D - Verrine de fermeture
E - Anneau de cuivre ring maintenant le flotteur centré
F - Poids maintenant le flotteur en position horizontale et destiné à ajuster sa flottabilité c'est-à-dire une pression de friction au niveau du pivot égale à env. 36 gr. (24 grains troy)
G - Repère de pilotage (correspondant à la ligne de foi)
H - Articulation de cardan
I  - Cone creux
J - Pivot riveté sur une rondelle de cuivre et collée sous la verrine.
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- D -

D.C.

Portrait : Initiales de la sté D. C. ? Logo an anchor and the initial lettters
 

DENT 

Portrait : Entreprise britannique fondée en 1814 par Edward John Dent 1814
Voir l'histoire complète sur le site www.dentlondon.com qui ne traite cependant que des horloges...
Voir aussi le compas aéronautique Pattern 259 conçu par le Capitaine Creagh-Osborne.

Le modèle (pattern) 24 est le plus ancien et date d'environ 1890/1900. Il s'agit du premier modèle à amortissement liquide officiellement adopté pour le service par la Royal Navy. Il fut tout d'abord introduit sur les torpilleurs à vapeur de l'époque. Le pattern 24 est historiquenent important car il brisa le quasi-monopole qu'avait détenu la rose sèche de Kelvin pendant de nombreuses années.

Le Pattern 182 est un compas d'embarcation antérieur au 24 mais pas sous cette forme qui contient la rose modifiée par Chetwynd, un peu plus petite et qui date lui aussi d'environ 1900.

Le 3ème modèle présenté ci-dessous est aussi un compas d'embarcation mais date d'environ 1870.

Pattern 24



(Photos Nick Godridge - Cliquer pour les agrandir)
Instructions apposées dans le couvercle



Fiche technique
- Diamètre compas :  mm
- Dim. caisse : mm

Le symbole (trident) de l'armée britannique sur la caisse de transport et de stockage



Pattern 182



Instructions collées à lintérieur sur la porte



Fiche technique
- Diam. compas :  mm
- Dim. h.t. habitacle : mm
Compas d'embarcation



Face arr.



Fiche technique
- Diam. compas :  mm
- Dim. h.t. habitacle : mm
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Déviation, table de ~

Depuis que l'on fabrique des navires à coque métallique (milieu du 19e s.), une table de correction de la déviation est devenue nécessaire pour pouvoir tenir un cap magnétique malgré la déviation du compas causée par les masses métalliques. D'après l'exemple antique ci-contre, le barreur doit diriger son bateau vers le SO au compas pour tenir un cap magnétique OSO (source : Alan Gurner, COMPASS).
Exemples de tables contemporaines : cliquer ICI. Pour plus de détails consulter le site Les Cours Marins.
Cliquer sur la gravure de droite pour l'agrandir

DUCHEMIN

Portrait : Emile Marin DUCHEMIN (11, rue de la Bienfaisance, Paris) avait développé et fait breveter le 30 janvier 1874 ce compas de marine appelé BOUSSOLE CIRCULAIRE.

Le principe consistait à magnétiser un ou plusieurs cercles concentriques et reliés par un barreau en matériau amagnétique. Il compléta et précisa les variantes de ce brevet une dizaine de fois au cours de l'année, ajoutant plus tard des aimants placés aux points cardinaux.
Il écrivit un livre relatant les expériences faites avec en mer. Ce compas est cité dans Der Kompass (Schück, 1911) qui fait un inventaire quasi complet des instruments réalisés jusqu'à cette date (voir DIVERS / Bibliographie).
Dans un livre intitulé "La Boussole" (1885 - voir DIVERS / Bibliographie) l'auteure cite cet instrument comme étant l'invention la plus récente en la matière : " M. Duchemin a proposé de remplacer l'aiguille par un cercle d'acier trempé. Cette nouvelle boussole appelée circulaire (...) expérimentée à bord de plusieurs bâtiments, donna les meilleurs résultats et d'après les rapports officiels, la sensibilité du cercle aimanté est très supérieure à celle de l'aiguille. Deux navires possèdent aujourd'hui des compas circulaires et l'un d'eux a même entrepris (...) un grand voyage de circumnavigation."
NOTA : Ces photos sont celles d'un instrument en piteux état vu chez un antiquaire parisien. L'objet est monté tel un ostensoir sur un pied ou une poignée en marbre.



(Clic sur la photo : vue agrandie du dessin et description)

Ce cahier relate les essais en mer. Nous ne savons pas quels navires en furent équipés hormis ceux cités dans le livre et destinés à faire des essais comparatifs (copie disponible sur demande).

Photos de droite: Détails de l'aiguille de la boussole.

NOTA: On peut voir une photo de la boussole complète dans le livre "L'instrument de Marine" de J. Randier.




- Ci-dessus - Inscription de part et d'autre du repère Nord :
Boussole Duchemin Bté S.G.D.G.
- Ci-dessous - Inscription côté sud : Dumoulin-Froment Constructeur



(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)
Fiche technique
- Diamètre (approx.): 250 mm
- Inscriptions côté Est :
. cercle interne : N° 1616 E.M.D.
. cercle externe : Emile Marin Duchemin - N° 1616

Brevet : n° 101.992 (50 p. avec les additifs, copie disponible sur demande)



(Cliquer sur la photo du brevet pour voir l'une des figures agrandie)
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E - F

FLINDERS (Barreau de ~) 

Un barreau de Flinders (du nom du chercheur et navigateur anglais Matthew Flinders, 1774-1814) est une barre de fer doux employée dans la compensation des compas pour réduire certaines déviations causées par les masses métalliques du navire (armement, moteurs etc.) Pour plus de détails, voir WIKIPEDIA.

Matthew Flinders avait consigné ses observations dans un rapport adressé en 1812 à l'Amirauté britannique (le livre en anglais COMPASS d'Alan Gurney 2004, retrace l'histoire du développement des compas de marine - seule une traduction en allemand faite en 2010 est connue). 
Photo de dr. : Barreau de Flinders devant un habitacle de compas KELVIN
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- G -

Gyrocompas

Un gyrocompas est un dispositif à mouvement gyroscopique servant à conserver à un système indicateur de direction (rose des vents) une position stable malgré les mouvements du véhicule porteur (navire, aéronef, etc.). Certains gyrocompas peuvent être asservis à un signal émis par un senseur de champ magnétique terrestre (vanne de flux). Ces systèmes ne font pas l'objet du présent musée qui est uniquement consacré aux systèmes purement magnétiques.

- H -

Habitacle

Meuble servant à protéger un compas des influences magnétiques extérieures (voir barreau de Flinders) et à placer la rose des vents à une hauteur suffisante pour être pouvoir être surveillé en permanence par l'homme de barre.
Exemples : DENT, KELVIN, PLATH.

HOULLIOT

Portrait : Ancienne entreprise parisienne (pour en savoir plus cliquer ICI). Houlliot et Vion s'étaient partagé le marché pour ne pas se faire de concurrence.
Voir aussi boussoles de gousset,  DESOMBRE.


Gamme des produits selon le catalogue de l'Industrie Française des Instruments de Précision, édition 1901-1902



Carte de visite grand format (130 x 84 mm)

(Cliquer sur les photos pour les agrandir)
Compas de cabine
(Apparaît dans le catalogue de la Sté des Lunetiers, 1932)
 
Fiche technique
- Diam. de la rose : livrable de 30* à 120 mm
(* voir la catégorie Boussoles de gousset)



Photo Michel Collignon
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I - J - K

KELVIN

Portrait : La société  Kelvin Hughes Ltd fut créée en 1947 par la fusion des fabricants d'instruments scientifiques Henry Hughes & Son Ltd, London, England d'une part et de Kelvin Bottomley & Baird Ltd, Glasgow, Scotland. Le logo de l'un des prédécesseurs (White, Bottomley, Thomson) représentait les trois initiales WBT placées sur le symbole du Yin-Yang (voir photo de dr. et WBT dans la cat. boussoles à bracelet).
(Lire l'histoire complète dans Wikipedia - "Kelvin Hughes" et www.kelvinhughes.com).

William Thomson (annobli plus tard: Lord Kelvin of Largs) était un physicien (voir WIKIPEDIA). Il est en particulier devenu célèbre pour l'habitacle à système de compensation du compas à deux boules de fer doux et sa rose de compas extra légère. Elle était évidée en son milieu, suspendue à 32 fils (S) et équipée de huit batônnets magnétiques (M) dans la version de base (dessin de g.). Une version améliorée possédait 14 aimants pour mieux contrebalancer les effets du tir des canons et par forte mers (photo de dr.).
Pour plus de détails et d'images, consulter Land & Sea Collection. Elle fut (trop) longtemps utilisée dans la marine royale britannique par suite d'un intense lobbying, même après qu'il fut démontré que les compas à rose amortie par liquide étaient bien plus fiables et adoptés entre auutres par la marine étatsunienne.
Documents en anglais:
Terrestrial Magnetism and the Mariner's Compass (par W. Thomson).
Instructions for the adjustment of Lord KELVIN'S PATENT COMPASS (36 pages, photocopie disponible sur demande)
Il fut également partenaire de plusieurs industriels qui fabriquaient les compas de son invention.  


Habitacle de compas avec les boules de fer doux réglables

Photo Jaypee - Musée de la Marine, Paris - Cliquer pour agrandir
Roses équipées de 8 et de 14 aimants

           

(Dessin de g. : A. Schück dans Der Kompass)
Ce compas inventé par W. Thomson fut plus tard produit par Kelvin & White Ltd. (1900-1913) et rebaptisé Kelvite d'après l'acronyme en résultant.
Ouvrières en cours d'assemblage des disques.

 
(Picture Churchman cigarettes collectors cards, 1936 )
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KRIEGSMARINE (marine de guerre allemande)

Ce terme désigne en fait les forces navales allemandes du IIIe Reich entre 1935 et 1945. Auparavant elle s'appelait la Kaiserliche Marine (marine impériale) créée en 1871. Les compas utilisés dans la marine de guerre allemande étaient repérés par un symbole de l'état (couronne de l'empereur ou aigle et croix gammée svastika) au-dessus de la lettre M (marine).
Pendant l'entre-deux guerres (République de Weimar, 1919-1935), l'Allemagne n'avait pas le droit d'entretenir une marine de guerre mais les compas étaient repérés de manière identique avec une aigle très proche du dessin actuel.
Sous le IIIe Reich (1935-1945), le marquage pouvait comprendre le mot Kriegsmarine, un n° de référence et le nom du fabricant ou son code à trois lettres.
Sur les bâtiments de la Bundesmarine actuelle (depuis 1956), les compas sont repérés par le terme "Bundeseigentum" (Propriété de l'Etat fédéral) et la référence d'approvisionnement OTAN à 12 chiffres avec en plus parfois le nom du fabricant.
Les navires de l'ancienne Allemagne de l'Est (RDA. 1949-1989), le marquage était "Eigentum der NVA" (Nationale Volksarmee), c'est-à-dire propriété de l'Armée populaire).

 

1871-1918: Couronne impériale

Détails techniques: voir les compas BAMBERG ci-dessus

Cliquer sur les illustrations pour les agrandir
(Photo Atlantikpirat/guntherprien47)
Gravure au dos d'une boussole de poche ayant probablement appartenu à un capitaine de ballon dirigeable (Zeppelin) pendant la 1ère G.M
(détails: voir la boussole de gousset BAMBERG).



(Photo Andrew N.)

1933-1945: Symboles du IIIe Reich et le logo de PLATH, un marin faisant une visée avec un sextant.
Description: v. PLATH ci-dessous
(Photo Leonardo Signirole)
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