NOTA : Cet article traite des
boussoles d'origine Bézard, imitations comprises,
mais contient encore des lacunes. Nous vous remercions
de nous communiquer des informations précises concernant les
dates de fabrication des différents
modèles.
COMPASSIPEDIA
vous serait aussi
reconnaissant de lui faire parvenir toute documentation (original ou
photocopie) relative à l'histoire ou la technologie de cet
instrument.
(Adresse courriel : voir CONTACT).
SOMMAIRE
1ère Partie - Technique
|
Portrait de
l'inventeur en
uniforme
de colonel de l'armée polonaise
(cliquer
pour agrandir)
|
|
Cette boussole était officiellement
désignée sur les boîtes (voir plus
loin) "
Diopter-Orientierungsbussole". La version
française du brevet s'intitule "boussole dioptrique de
campagne" c'est-à-dire boussole à alidade. Dans
les pays de langue germanique elle devint très vite
célèbre sous le nom de
"Bézard-Kompass" (boussole Bézard). Elle fut
tout d'abord adoptée dans l'armée
impériale autrichienne (cliquer
ICI
pour voir la liste des décrets) puis plus tard en Allemagne
suite
à un intense lobbying (articles de presse - copies
disponibles).

On
peut la voir tenue en main par l'explorateur austro-hongrois, le comte
László Ede Almásy dans des prises de
vue datant du début des années 1930.
Almásy avait exploré le Sahara libyen
où il avait découvert les fameuses fresques
pariétales. Sa vie fut relatée dans le film
d'Anthony Minghella
"Le patient anglais".
(Cliquer sur la photo pour
l'agrandir)
Cette scène qui ne dure que quelques secondes visait
vraisemblablement uniquement un but publicitaire. Une
opération de relèvement dure beaucoup plus
longtemps car en un laps de temps aussi bref, l'aiguille ne
s'immobilise pas !
NOTA : Cette photo extraite du
film "Le Sahara - un paradis perdu", a été
gracieusement mise à notre disposition par la
société de production ScienceVision © www.sciencevision.at
qui nous a signalé en outre qu'il ne s'agit pas de la prise
de vue originale mais d'une mise en scène moderne.
Le brevet décrit un
boîtier en bois. Dès
1906, un deuxième modèle avec un
boîtier en aluminium et un miroir (
Spiegelmodell
1906) apparut. Pendant la 1ère G.M. les boîtiers
furent
réalisés en un matériau
appelé en
allemand
Hartgummi
(caoutchouc naturel durci, voir "ébonite" dans
Wikipédia) dans la documentation d'accompagnement du
fabricant.
Les modèles ultérieurs furent
réalisés en aluminium. La désignation
fut modifiée quatre ans plus tard en
Armeemodell 1910 I et II.
Sur le grand modèle, le diamètre de la rose
était de 55 mm et la règle à la base
du couvercle mesurait 50 mm. Elle existait en version civile
(division de la rose en 360 degrés) et en version militaire
(6400 millièmes). Cette graduation pouvait être
commandée en sens
horaire (dans le sens des aiguilles d'une montre) ou anti-horaire (sens
inverse des aiguilles d'une montre). Le petit modèle
(Arm emodell 1910 I, 45 mm de diam. et
réglette de
40 mm) était livrable avec (I S) ou sans (I) miroir
et uniquement gradué en 360 degrés. Une version
appelée "R" (marquages à la peinture au radium)
était aussi disponible, probablement à partir de
1913.
J. von Bézard avait publié en 1907 un long
article dans la revue militaire
Streffleur
(voir plus bas, Bibliographie) alors qu'il enseignait à la
Theresianische Militärakademie
de Wiener-Neustadt à la fin duquel il
précisait les prix (bois 6,80 et aluminium 13,50 Kreuzer) et
que les
commandes devaient être adressées
personnellement à l'inventeur Hauptmann von
Bézard.
La version d'origine
à boîtier de bois
conforme au
brevet :

Photo Kornelia
Takacs
Fiche
Technique
Diam.: 45 mm / 52 mm
Graduation
- Mod. bois : 5°
- Mod. aluminium : 2°
Poids : 37 gr / 75 gr
|
Couvercle du
boîtier d'origine avec mention du brevet le mot DIREKTION. La
flèche était alors très
petite et placée à
droite.
Les 2 versions de
l'Armeemodell 1910:
 |
La Sté des
Lunetiers (S-L) proposait
dans son catalogue 1907 les deux versions : la simple
à boîtier en bois et l'autre avec miroir
et boîtier en
aluminium.
Voir aussi la version de J. Auricoste
distribuée sans mention du brevet.
|
La boussole Bézard était
fabriquée par la société allemande de
Stuttgart
Georg LUFFT, qui fabrique encore
aujourd'hui des baromètres.
Son logo représentait à l'origine un compas
à dessiner
(boussole se dit
Kompass en allemand et
compass
en anglais) entre les branches duquel les initiales (G et L)
étaient entrelacées.
 |

Le logo le plus ancien
(voir exemple ci-dessous, Tchécoslovaquie) |
 |
Plus tard, LUFFT a
remplacé le logo G-L par le
nom du fondateur écrit en lettres gothiques,
resté
inchangé jusqu'à aujourd'hui.
L'inscription sur le verre du cadran changea aussi au cours de la
fabrication. On trouve ainsi Patent
Bézard (Brevet
Bézard) et Original-Bézard.
Au dos du boîtier
apparurent tour à tour les inscriptions Original-Bézard
et Bézard-Kompass
dans différentes langues |

(Cliquer
pour agrandir)
|
 |
L'aspect de la rose et de l'aiguille a connu deux
formes foncièrement différentes. Sur le
modèle d'origine (ci-dessous à g.), l'aiguille
était une flèche de forme identique à
celle fixée dans le couvercle par deux vis. Elle consistait
en une flèche en carton léger, fixé
par de la cire à une aiguille aimantée. Sous la
rose graduée, un masque présentait une
découpe correspondant très exactement
à la forme de la flèche (à droite).
Deux traits de peinture au radium délimitaient
l'échancrure au niveau du repère NORD de la
flèche, lui-même à cheval sur un trait
de peinture au radium. Ce dispositif permettait de les mettre en
parfaite superposition même dans une forte
obscurité.

 |

|
Modèle ancien de la flèche en
carton vissée dans le couvercle et indiquant le sens de la
marche : on
distingue
les deux traits fins de peinture au radium.

|
Flèche phosphorescente du dernier
modèle produit (Fluid Bézard)

|
La version Armeemodell 1910 II avait encore une
déclinaison fixée sur environ 9 degrés
Ouest, une valeur moyenne pour le centre de l'Europe au
début du 20e siècle.
|

Le repère de cap sur les Modèles I et II
n'était à l'origine qu'un trait de peinture rouge
tracé sur une plaquette en celluloïd
placée entre la charnière du miroir et le
boîtier. Il fut remplacé plus tard par une pointe
métallique (à dr.) |
Sur les versions ultérieures, la
flèche en papier fut remplacée par une aiguille
conventionnelle. Le repère sud du disque en
celluloïde disposé sous le verre était
constitué d'un cercle
lumineux dans lequel l'observateur devait placer
l'extrémité SUD de l'aiguille se terminant
elle-même par un petit disque luminescent.
|
Les premiers modèles possédaient
un couvercle en aluminium qui s'oxydait facilement (tableau ci-dessous,
photo de g.).
Il fut remplacé par un couvercle en acier inoxydable.
À partir des années 1950 (date exacte ?), il fut
peint en vert militaire pour les armées allemande et
française et pour la police des frontières
allemande (BGS).
Sur la face externe est gravé le mot DIREKTION (ou
DIRECTION pour les versions export) traversé d'une
flèche indiquant le sens de la marche.
L'une des séries (destinée
à l'Autriche ?) affichait le mot RICHTUNG, synonyme
de DIREKTION en allemand. La typographie est
intéressante : les barres
horizontales du H et du T sont inclinées et
alignées sur un même axe comme les lettres
runiques gravées dans les lignes tendres du bois.
Sur la face interne,
une flèche lumineuse en carton est fixée
à l'aide de deux vis. Sur les versions militaires
(appelées aussi "R" pour radium), un court
trait de peinture autoluminescente était peint dessus .
Un modèle spécial de type intérimaire
possédait en plus une tirette fixée à
hauteur du zéro de la règle et
terminée par une pointe acérée
permettant de la planter sur une carte pour mieux repérer le
début de la distance mesurée.
La base du couvercle du grand
modèle comportait une réglette
graduée de
50 mm et le petit modèle une réglette de
40 mm.
Couvercle en aluminium corrodé
marqué DIREKTION
 |
Couvercle en acier inoxydable marqué
RICHTUNG (armée autrichienne?)

Nota : ce qui ressemble à des
points de
chaque côté du mot RICHTUNG sont en fait les vis
de fixation de la flèche en carton. |
Couvercle en acier inox. marqué
DIRECTION (petit modèle export France, années
1930)

|

Pointe acérée escamotable marquant le
zéro de la
réglette. |
 |
Les fentes du petit modèle I S
fabriqué après la Seconde Guerre mondiale se
terminaient vers le bas comme le guidon et la mire d'une arme
à feu (photo de gauche : modèle I S, env. 1960)
Le grand modèle II possède en plus deux pinces
servant
à fixer une réglette de 10 cm (voir ci-dessous). |
Il a existé en trois versions
différentes. Sur le grand modèle II (photo de
g.), il était soudé à une
moitié d'une charnière dont l'autre
était fixée par deux vis au boîtier en
bakélite.
Les modèles postérieurs formaient
eux-mêmes une partie de la charnière (photo de
droite).
Sur le grand modèle, il n'était pas rond comme
sur le petit modèle I S (la lettre S est l'initiale du mot
allemand
Spiegel, miroir), mais elliptique avec un
ergot permettant de le relever plus facilement avec l'ongle. Son
articulation était située sur le
côté, près de celle du couvercle. Le
dernier modèle produit (UBK FLUID, photo de droite), avait
en plus une petite échancrure en croissant de lune sur le
bord.
Grand
modèle II
 |
Petit
modèle I S
 |
UBK FLUID
 |
(Pour tout ce qui
concerne l'utilisation des
millièmes, se reporter au chapitre DIVERS, Les divisions).
Il semble que les premiers instruments présentant une
graduation
en millièmes soient apparus dès la
1ère
GM sur le
petit "Armeemodell I". Une photographie d'un cercle
divisé
en millièmes était collée
sur le
verre. De plus, un tableau de correspondance daté du 6.5.15
était placé dans le couvercle.
Sur le grand modèle, la solution
intermédiaire proposée consistait en un limbe
en aluminium sur lequel était
gravée une rose graduée en millièmes.
Il était intercalé entre le verre et la rose
en degrés et masquait cette dernière mais pas les
points cardinaux. Le verre s'enlevait aisément
ce qui permettait de placer la rose en millièmes au choix
avec le zéro soit face au repère Nord, soit face
au
repère Sud. Par ailleurs, on pouvait dans le même
temps corriger la position de la rose en celluloïde pour tenir
compte de la déclinaison.
Dans
le premier manuel du Major
Gallinger (1929, p. 8, Fig. 5, voir plus loin, chapitre Documentation
technique) il est dit que la graduation en millièmes avait
le repère 0/6400 face au sud et la marque 3200 au nord pour
être "
en
conformité avec les instruments et
équipements utilisés dans l'artillerie et les
armes lourdes de l'infanterie". Il était en
effet d'usage de
mesurer les angles à partir de la cible ce qui explique
l'inversion des repères. Voir aussi la boussole autrichienne
militaire de Winterer.
De plus, il a existé une version du petit
Armeemodell
gradué en 6300 mill., systéme utilisé
uniquement dans l'armée suédoise
(voir
ex. dans les articles consacrés à Lyth
et
à Silva), bien que les points cardinaux soient
indiqués en allemand.
(Photo. Mc Caughan -
cliquer pour agrandir).
|

 |
Le limbe supplémentaire en
millièmes est
divisé en quatre quadrants (0-1600) comme sur les anciennes
boussoles, le zéro étant situé en face
des
repères est et ouest.
Le repère de marche était constitué
d'une
plaquette en celluloïde présentant un
trait rouge. Il
ne sera remplacé par une pointe métallique que
plus tard.
La signature en
bas
à droite du tableau (f.
fohrrab)
semble
être une plaisanterie, car ceci n'est pas un nom de personne,
est écrit
sans majuscules, et lu à haute voix, se prononce comme le
mot vorab
qui pourrait signifier ici "version provisoire".
|
Grand
modèle,
Version intermédiaire:
|
Quelques
années plus tard, le commandant Gallinger
signale dans son deuxième manuel (1933, p. 8, fig.
3) par
un addendum (étiquette rouge), que la boussole est aussi
disponible avec le zéro placé face au
repère nord,
"compte tenu des nombreuses demandes de la clientèle".

 |
Le
cadran des versions militaires des années 30-40 avait des
marques au radium placées à 45° et
90° de part et d'autre de la ligne N-S (idem Winterer).

...

Rose avec repères lumineux à 45 et 90°
|
Sur le modèle
amélioré (fin des années 1930), la
déclinaison pouvait être adaptée en
fonction du lieu d'utilisation. Sous le verre de la capsule, deux
disques en celluloïde superposés pouvaient
être décalés l'un par rapport
à l'autre. L'un portait les graduations et l'autre
(situé en dessous du premier) des repères
lumineux correspondant aux points cardinaux, c'est-à-dire un
trait pour le nord magnétique et un cercle pour le sud. Il
suffisait de placer le trait en face de la valeur locale du nord
magnétique. Cependant ce procédé
était assez fastidieux : il fallait déposer puis
remettre en place trois vis minuscules plus une tige-ressort
graissée dans une rainure (jonc de 1
cm de long, non visible sur la photo).

A dr.: L'une
des trois vis |
Boussole démontée : en bas, les
deux disques en celluloïde.
 |
Sur le modèle UBK III,
la correction de la déclinaison magnétique
s'effectuait plus aisément sans devoir démonter
la boussole : une petite tige attachée à une
cordelette permettait de bloquer en rotation le disque
inférieur grâce à un orifice
situé sous l'articulation du miroir et il suffisait de faire
tourner la capsule pour régler la rose sur la bonne valeur.

Réglage simplifié de la déclinaison
magnétique sur la boussole UBK III |
Le brevet de Jakubowski
Un système permettant d'adapter la
déclinaison magnétique fut
développé en 1933 par Olgierd
Jakubowski (Varsovie, brevet n° 20963*).
Un disque rotatif équipé d'une
réglette coulissante et placé sous la capsule
pouvait être décalé de la valeur de la
déclinaison. La réglette escamotable
était utilisée de la même
manière que le bandeau orienté est-ouest de la
Bézard. La réglette servait en
même temps à verrouiller l'aiguille en position
haute à la fermeture.
*Trad. en allemand
disponible |
 |
Comparer avec le Mle 1922 de DOIGNON
|
Les premiers
modèles avaient un anneau rond
ou ovale fixé à une bélière
comme sur les montres de gousset. Plus tard (après la
Seconde Guerre mondiale), il fut remplacé par un
étrier riveté, moins joli, meilleur
marché mais plus résistant. Beaucoup de
couvercles avaient cependant encore le perçage
prévu pour la béliere
|
 |

BGS = Bundesgrenzschutz = anciens gardes-frontières de la
RFA, devenu depuis la réunification la Bundespolizei |
Le modèle le plus évolué
destiné aux randonneurs ambitieux et aux soldats
était désigné
Bézard-Universalkompass (UBK). Les fentes de
visée possédaient deux fils transversaux
à mi-hauteur qui formaient ainsi deux réticules.
Grâce à eux, au niveau à bulle
placé dans la capsule et au clinomètre pendulaire
qui équipait le couvercle, on pouvait faire des
levés assez précis en trois dimensions et
même pointer grossièrement une arme en gisement et
en site.
Le principe de l'UBK reprend celui du brevet d'une
boussole d'artillerie n° 80134 déposé en
septembre 1917 par Erich Wolf.

L'UBK II et sa réglette pliante
graduée en millièmes et centimètres |
La table de conversion au dos du
boîtier et le réticule dans le couvercle
 |
La rose de l'UBK
et la nivelle

Pointage d'une mitrailleuse à l'aide de la boussole
Bézard
(Cliquer sur l'image pour voir le
détail) |
La réglette pliante en
millièmes et cm :

L'UBK était livrée avec un acccessoire
permettant d'estimer rapidement sans calcul la distance d'un objectif,
une réglette partiellement graduée en
millièmes et en centimètres. Elle
était constitué de deux branches
articulées de 80 mm chacune.
Les divisions correspondaient à des centimètres
mais elles portaient une graduation en millièmes sur les 100
premiers mm, le reste étant gradué en mm. Cela
donnait ainsi :
0-20-40-...-200-11-12...
|
La
réglette pliante était rattachée
à la boussole par une cordelette et devait être
tenue à environ 50 cm de l'œil. La
procédure (pour un droitier) était la suivante :
tenir la réglette dans le poing droit fermé en
laissant dépasser vers la gauche
l'extrémité portant le début des
divisions. Mettre le zéro à hauteur du bord
gauche de l'objet visé et repérer la valeur
correspondant à son bord droit avec l'ongle du pouce (voir
croquis du haut, à droite). La condition
préalable à toute mesure était qu'un
des paramètres devait être connu ou facilement
estimable : si l'observateur veut connaître la distance qui
le sépare de l'objectif, il doit alors en estimer les
dimensions (maison, véhicule, etc.) par exemple en fonction
de la taille moyenne d'une personne. Si pour une maison d'environ 20 m
de largeur on mesure 20 unités, alors elle-ci se trouve
à 1 km, vu que 1 unité égale
1 m à 1 km. Procéder de
manière analogue (la pointe en l'air) pour les objectifs
verticaux (croquis du bas). |
Croquis extrait du manuel de R.
GALLINGER "Der Bézard-Kompass" (1933) :
 |
Le dernier modèle commercialisé
jusqu'en 1996 par LUFFT était une version à
amortissement liquide appelée FLUID BÉZARD.
Ces deux mots remplaçaient la mention
précédente (ORIGINAL BÉZARD) qui avait
encore été utilisée sur une
première version dont on connait deux variantes.
- La plus ancienne (sans doute) possédait une capsule
métallique à soufflet, similaire à
celles des
baromètres. L'autre était entièrement
transparente. L'aiguille rouge et blanche était typique des
produits de la société
WILKIE
(voir aussi le modèle
PASTO).
- La version ultérieure était
équipée de l'aiguille Bézard
typique mais en plus de la superposition du disque et du
cercle pour
l'extrémité sud de l'aiguille, la position de son
extrémité nord était
repérée par deux traits diagonaux. Ce
modèle a aussi existé en version bracelet.
La plus ancienne :
noire, nervurée, couture
bord-à-bord
|
La plus soignée :
Marron, cuir lisse,
couture bout-à-bout
|
L'avant-dernière version (voir Bundeswehr
ci-après) :
Marron vernis, type box calf
 |
Plusieurs armées d'Europe l'ont
adoptée.
La UBK fut même pendant longtemps l'instrument
préconisé par le club alpin allemand (Deutscher
Alpenverein, DAV).
BUND - En Allemagne, le couvercle portait la mention BUND
(Fédération) dans la BUNDESWEHR (armée
de la RFA) et BGS dans les unités de
surveillance des frontières (BUNDESGRENZSCHUTZ) devenues
aujourd'hui la Police Fédérale (Bundespolizei).
 |
La graduation en 6400
mill. des boussoles de la Bundeswehr (BUND) et du BGS :

La Bundeswehr était éwquipée de
FLUID-BEZARD. La
déclinaison (3° ouest) était prise en
compte mais pas
réglable !
|

Les sacoches de la Bundeswehr avaient une nouvelle forme et
étaient doublée de feutre rouge. Le Fluid
Bézard
d'avait plus de pinces pour la réglette.

Voir aussi dans la bibliographie les divers manuels et
matériels d'instruction.
Nous ne
possédons encore information concernant les
périodes exactes de dotation de ces instruments dans ces
armes.
Merci de nous aider à compléter ces fiches.
|
FRANCE
(Armée Française, AF)

Boussole, étui en cuir et manuel de l'utilisateur |
La boussole de l'AF
existait avec les deux types de
graduations : 360 degrés et 6400 millièmes.
 |
Equipement des troupes
françaises en
Indochine et en Algérie (conflits de 1946 à 1954
et de 1957 à 1962)
(Merci d'avance à tout
visiteur en possession de plus détails sur la dotation des
unités de nous faire partager ses connaissances).
COMMENTAIRE : une question intéressante serait de savoir si
la France a obtenu de LUFFT ces boussoles à des conditions
défiant toute concurrence après la seconde Guerre
Mondiale (au titre de réparations ?). Cela aurait
donné le coup de grâce à l'industrie
des boussoles en France. Mais quand on compare le Modèle 1922
à la boussole Bézard, il est évident
que
technologiquement, il ne faisait pas le poids. |
Le couvercle et le cadran des versions export étaient
adaptés à la langue du pays acheteur :
Photo de droite:
FRANCE
(version civile 1930-35 marquée "BREVET BÉZARD")
Dans certains pays où la société
allemande LUFFT
n'exportait pas ses modèles, il semble que des entreprises
locales de renom aient réalisé (sous licence ?)
des
versions adaptées sous leur propre nom comme
Cornelius
Knudsen au Danemark ou GAMMA en Hongrie. D'autres instruments qui ne
sont pas absolument identiques sont de simples imitations
comme
les versions tchèque (
ŠP),
hongroise (
MOM/41),
est-allemande (
FPM)
et roumaine (
I.O.R.).
Le même principe de
cadran a aussi été utilisé sur la
boussole de
FALKE.
Voir aussi
OPTOS
(Allemagne, Autriche ou Suisse ?),
TRIUMPH
DANEMARK
Fabricant : Cornelius Knudsen - Kiøbenhavn
(Copenhague), célèbre opticien de marine.
Comparer à la version hollandaise en bas de page.

|
Dimensions identiques au
petit modèle I
(sans miroir). Graduations : 6400 millièmes sens
antihoraire. Les nombres ronds (1000, 2000 etc.) sont écrits
en entier. Les points cardinaux sont en allemand. Numéro
1323. Pas de règle graduée à la base
du couvercle. Autres marquages : une couronne royale au-dessus des
lettres HV (administration de l'armée de Terre ?). La
typographie du mot RETNING
(direction) est identique à celle
des Bézard d'origine. Le nom du fabricant indiqué
sous le boîtier
entoure un écusson surmonté d'une couronne et
arborant un compas et une équerre. Le texte du bandeau
transversal aligné sur l'axe ouest-est (W-O) indique :
FELTK. / M. 1928 (boussole de campagne / Modèle 1928).
 |
ALLEMAGNE
(anc. RDA) :
Fabricant: FPM Freiberger Präzisionsmechanik
Pour les détails, se reporter à
la catégorie boussoles à main.
|
> |
FRANCE
: J. Auricoste
Pour les détails, se reporter à
la catégorie boussoles à main.
|
 |
TCHÉCOSLOVAQUIE - 1
Deux fabricants d'un modèle présentant
de
légères différences : ŠP
et MEOPTA
(description détaillée : activer les liens). |

Version SP ouverte |

Le logo de ŠP |

Le logo de MEOPTA |
TCHÉCOSLOVAQUIE - 2
Fabricant : non
identifié (SMĚR signifie DIRECTION)
Boussole équipée d'un miroir pouvant pivoter sur
environ 180 degrés

(Cliquer sur la
photo pour déclencher une
séquence animée)
|

(Cliquer
sur la photo pour l'agrandir) |
La face externe du couvercle présente les
valeurs de déclinaison pour quelques villes d'Ouest en Est,
depuis la frontière allemande (Cheb / Eger)
jusqu'à la frontière ukrainienne (JASINA) en
passant par Prague (PRAHA) valables pour l'année 1938.
La réglette permettait de lire directement les distances sur
les cartes militaires au 1/75 000e : une division mesure
1,33 mm ce qui équivaut à 100 m sur le
terrain.
Le couvercle est en outre équipé d'une
ferrure-support sans doute destinée à la fixation
sur un
affût d'arme à feu.
Fiche technique
- Graduation du cadran
(photo: cliquer sur lien):
6400 millièmes, sens horaire
- Diamètre : 45 mm
- Poids : 145 g |
ROUMANIE
Fabricant : I.O.R.
Pour les détails, se reporter à
la catégorie Boussoles à main
|
 |
PAYS-BAS / HOLLANDE
Fabricant: non signé
Le boîtier est quasiment identique au modèle
danois (plus haut).
|

Photo
Snyder's Treasures |
HONGRIE
(IRÁNY = DIRECTION)

La plus ancienne version (petit modèle sans
miroir) a été fabriquée à
notre connaissance par GAMMA.
Il exista par la suite deux versions du grand modèle
militaire fabriqué à l'origine par la
société MOM
(cliquer sur les liens
pour lire les articles complets)
rebaptisée par la suite
Usine n° 41. |
Photos (g. et centre) : MOM - (dr.) : GAMMA

|